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La restauration des grenouilles naturalisées de la maison de la dîme à Estavayer-le-Lac (FR) est terminée. Le conservateur du musée se montre très content du résultat: 107 des 108 batraciens ont retrouvé une seconde jeunesse sous les doigts experts de la conservatrice Magali Stoller.

"Au départ, on pensait en perdre une trentaine", a déclaré à l'ats Denis Monnerat, conservateur du musée, revenant sur un article paru dans "La Liberté" samedi. Ces étranges grenouilles sont nées sous les mains passionnées d'un officier de la garde de Napoléon, qui les a évidées et remplies de sable, explique le conservateur. Depuis 1850, elles racontent les scènes de la vie quotidienne.

Le temps et de mauvaises conditions de conservation ont altéré l'aspect des 108 grenouilles. "Leur peau était devenue craquelée, elles perdaient du sable et leur pigmentation", décrit Denis Monnerat. Après avoir nettoyé "les bestioles", il a fallu réparer les fissures, puis les remplir à nouveau de sable. Enfin, elles ont retrouvé des couleurs grâce à la repigmentation.

Secrets révélés

Ce travail a également permis de comprendre quelques secrets: "Les grenouilles sont maintenues en position grâce à du fil-de-fer", enfilé par la bouche des batraciens et qui rejoint leurs extrémités, raconte M. Monnerat.

Au final, une seule grenouille n'a pas pu être sauvée. Elle sera quand même exposée afin de montrer aux visiteurs le travail de restauration réalisé par Magali Stoller, explique le conservateur. Il a fallu dix mois de restauration pour arriver à ce résultat, "sans dépasser le budget" de 102'000 francs voté par la ville, précise-t-il.

Les grenouilles bénéficieront bientôt de nouvelles vitrines climatisées afin d'améliorer leurs conditions de conservation, conclut Denis Monnerat.

ATS