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Les hindous disposeront d'un lieu de sépulture au bord de la Reuss à Lucerne. Ils pourront y répandre les cendres de leurs défunts dans le fleuve, comme le veut leur coutume. L'initiative revient aux églises catholique et réformée. Les autorités ont donné leur aval.

"Nous nous attendons à cinq à dix funérailles par an", a expliqué le pasteur Beat Hänni à l'ats, confirmant un article de la "Neue Luzerner Zeitung" de samedi. L'homme d'Eglise est responsable de la maison paroissiale Myconius, sise au bord de la Reuss.

Il est prévu que les hindous de la région de Lucerne puissent célébrer leurs adieux aux défunts dans une salle de la maison avant de répandre les cendres dans le fleuve. Les hindous de Suisse sont majoritairement des Tamouls ayant fui le Sri Lanka pendant la guerre.

Dans la nature

Beaucoup sont en Suisse depuis bientôt plus de trente ans et souhaitent s'y faire inhumer, poursuit M. Hänni. Répandre les cendres dans la nature - dans un cadre non commercial - est déjà possible et légal aujourd'hui. Selon le pasteur, de plus en plus de Suisses choisissent d'ailleurs cette forme de sépulture.

Un lieu fixe créé un cadre digne, estime M. Hänni. De plus, le transfert des cendres au Sri Lanka implique un gros engagement administratif. Cette solution n'entre plus en considération pour beaucoup de Tamouls de la 2e génération.

"Le lieu de sépulture sur la Reuss est notre contribution à l'intégration", selon le pasteur, qui s'était déjà engagé pour les cimetières musulmans. La municipalité de Lucerne a donné son feu vert. D'après M. Hänni, c'est la première commune de Suisse à attribuer un lieu public à la communauté tamoule pour ses funérailles.

ATS