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Sion - Esther Waeber-Kalbermatten a ordonné mercredi aux Hôpitaux universitaires de Genève de tout mettre en oeuvre pour sauvegarder la santé de Bernard Rappaz, y compris de l'alimenter de force si nécessaire. La cheffe du département valaisan de la sécurité refuse une interruption de peine.
Devant la presse réunie en urgence, Esther Waeber-Kalbermatten a rappelé le devoir du corps médical de se conformer au jugement du Tribunal fédéral du 26 août dernier. Le TF indique notamment que l'alimentation forcée doit être ordonnée lorsqu'il s'agit du seul moyen d'éviter des lésions irréversibles ou la mort d'un détenu en grève de la faim.
Fin octobre, les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) ont fait savoir au département valaisan de la sécurité qu'ils ne procèderaient pas à l'alimentation forcée de Bernard Rappaz, conformément à sa volonté. Si les HUG campent sur leur position, Esther Waeber-Kalbermatten n'envisage pas de transférer le chanvrier dans un autre hôpital.
Trois conditions
S'agissant de la demande d'interruption de peine déposée par l'avocat de Bernard Rappaz jeudi dernier, Esther Waeber-Kalbermatten est restée inflexible. "Toutes les conditions ne sont pas réunies", a-t-elle argumenté.
Ces conditions, au nombre de trois, sont: l'existence d'un motif médical grave, l'absence de tout autre mesure pouvant protéger la personne concernée et la primauté de l'intérêt privé du condamné sur l'intérêt public. "Une seule de ces trois mesures est réalisée, la première", a expliqué Michel Perrin, chef du service administratif et juridique du département.
Certificat alarmant
Selon son avocat Aba Neeman, Bernard Rappaz en grève de la faim est au plus mal. Il commence à perdre la vue et ne se lève plus de son lit après 69 jours consécutifs sans nourriture.
"Bernard Rappaz estime lui-même qu'il ne tiendra pas plus d'une semaine", a précisé l'avocat mercredi à l'ATS. Selon lui, le dernier certificat des médecins des HUG est alarmant. Il évoque des risques élevés de thrombose ou de crise cardiaque.

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ATS