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A Genève, le recours à des indicateurs a permis en 2010 aux forces de l'ordre d'arrêter 170 personnes pour trafic de stupéfiants et une pour meurtre. Selon le chef de la police judiciaire (PJ), ces "indics" reçoivent une récompense allant d'une centaine à plusieurs milliers de francs.

"Pour le trafic de drogue, leur contribution nous a conduits à saisir 18 kilos de cocaïne, sur 57, et 38 kilos d'héroïne, sur 52. De plus, nous avons pu séquestrer 247'000 francs et plus de 112'000 euros", détaille François Schmutz dans la "Tribune de Genève". Les "indics" sont, dans 99% des cas, payés en espèces.

Il peut aussi arriver que la police contribue à régler des factures des informateurs, comme le loyer. Mais elle ne fournit jamais davantage dans une procédure pénale ou administrative, assure le chef de la PJ. "Si l'informateur a des soucis avec la justice, il n'y a pas de négociation possible avec un policier".

Le total des montants versés aux informateurs est largement inférieur à la valeur des marchandises et des numéraires saisis, relève M. Schmutz. Le chef de la PJ précise encore que la rétribution n'est effectuée que si l'information fournie a permis d'obtenir un résultat.

Harmonisation en vue

Alors qu'en France, le chef de la PJ lyonnaise est soupçonné de payer ses "indics" avec de la drogue saisie, à Genève un tel système est exclu. "C'est même considéré comme une faute grave, faisant l'objet d'une dénonciation", explique M. Schmutz. Par ailleurs, pour éviter tout dérapage, différents niveaux de sécurité sont prévus dans le suivi du traitement de l'information.

Un projet d'harmonisation de la gestion des sources policières est à l'étude à l'échelle romande. L'objectif est de protéger les policiers qui sont en contact avec les informateurs, de garantir l'anonymat de ces derniers et de régler le mode de récompense", indique le chef de la PJ. Genève pilote ce projet qui a été avalisé par la Conférence des commandants de police en septembre.

ATS