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Quito - La cour constitutionnelle équatorienne a rendu mardi un arrêt obligeant le Congrès à consulter les communautés indigènes sur un projet de loi sur l'eau contesté par ces dernières, a-t-on appris mercredi de source gouvernementale. L'arrêt suspend de fait l'adoption du texte, prévu jeudi au Congrès équatorien.
La Cour a jugé recevable une requête des indigènes lui demandant de faire respecter des dispositions de la Constitution prévoyant des consultations dans le cadre de projets de loi touchant à des droits collectifs, a précisé le vice-ministre des peuples (en charge des questions indigènes, ndlr) Orlando Perez.
Selon les indiens, le texte, si il était adopté tel quel, privatiserait la gestion de l'eau, ressource jusque-là gratuite indispensable à l'irrigation de leurs territoires. Le gouvernement affirme au contraire que cette gestion de l'eau resterait entièrement entre les mains des pouvoirs publics.
Routes bloquéesLes indigènes, à l'approche de la date d'examen du texte, ont multiplié les actions. Le 4 mai, notamment, plusieurs milliers d'entre-eux ont assiégé pendant plusieurs heures le Congrès, empêchant les élus d'en sortir. Lundi et mardi ils ont également bloqué des routes dans le nord et dans le sud du pays.
Mercredi, ces manifestations se sont poursuivies, au lendemain d'un appel à la "désobéissance civile", lancé par les principales organisations indigènes.
Nouvelle consultationA la suite de l'arrêt de la Cour, "l'assemblée doit organiser un nouveau processus de consultation" avec les indigènes, a déclaré M. Perez en estimant que ces démarches retarderaient l'adoption de la loi "d'un ou deux mois".
Les indiens représenteraient, selon leurs dirigeants, 35% de la population équatorienne (14,2 millions de personnes). La communauté indigène, qui exprime depuis des mois ses réserves face au gouvernement du président Rafael Correa, a déjà provoqué la chute de deux de ses prédécesseurs, Abdala Bucaram en 1997 et Jamil Mahuad en 2000.

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ATS