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Des dizaines de milliers de personnes ont protesté samedi dans les grandes villes d'Europe contre l'accord multilatéral anti-contrefaçon ACTA. C'est en Allemagne que la mobilisation a été la plus forte, avec des dizaines de milliers de personnes dans les rues malgré un froid de canard.

La plupart du temps jeunes, portant parfois le masque blanc et noir au sourire sarcastique de Guy Fawkes - activiste britannique du 17ème siècle - devenu l'emblème des cyberactivistes, les anti-ACTA ont défilé dans le calme dans les grandes villes européennes.

En Allemagne, alors que les températures oscillaient entre -20 et 0 degrés, malgré le soleil, ils étaient 16'000 manifestants à Munich, 10'000 à Berlin, 5000 à Hambourg, 4000 à Dortmund, 3000 à Francfort, 3000 à Dresde, selon les organisateurs et la police.

Le Parti Pirate suisse avait lui aussi appelé à manifester à Zurich samedi après-midi. Environ 300 personnes se sont rassemblées sur la place Helvetia pour cette manifestation autorisée, a indiqué la police municipale.

Bruxelles s'explique

Vendredi, l'Allemagne avait annoncé suspendre pour le moment la ratification de l'accord ACTA, précisant qu'aucune décision définitive n'avait été prise.

Cet accord, signé par 22 pays de l'UE fin janvier, crée des normes internationales pour la protection de la propriété intellectuelle et des droits d'auteur. Il est destiné à lutter contre la contrefaçon de manière très large. Ses opposants le décrient comme une atteinte potentielle grave à la liberté d'expression et aux droits des utilisateurs d'internet.

Pour tenter de démonter les accusations de non-transparence formulées par les opposants, la Commission européenne a publié sur internet un long document détaillant les circonstances dans lesquelles se sont déroulées les négociations de l'accord multilatéral.

ATS