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Au terme d'une campagne achevée dans une certaine tension entre partisans et opposants de l'avortement, le "Oui" à la libéralisation de l'IVG semblait en tête des intentions de vote, malgré une participation difficile à estimer et un nombre élevé d'indécis.

KEYSTONE/AP PA/NIALL CARSON

(sda-ats)

Les Irlandais votaient vendredi pour ou contre la suppression de l'interdiction constitutionnelle de l'avortement, avec une forte participation. Un référendum historique pour ce pays à très forte tradition catholique.

Près de 3,5 millions d'électeurs étaient appelés à se prononcer, à l'issue d'une campagne âpre, au cours de laquelle les divisions entre villes et campagne, jeunes et moins jeunes se sont exacerbées. Les bureaux de vote étaient ouverts de 08h00 à 23h00 suisses. Le résultat ne devait pas être connu avant samedi dans l'après-midi.

Selon les derniers sondages, l'avantage est au "Oui" à la libéralisation de l'IVG mais le nombre élevé d'indécis rend le résultat final difficile à prévoir. Toutefois, les autorités ont enregistré un nombre important de nouveaux inscrits sur les listes électorales, avec plus de 118'000 demandes d'ajout cette année, signe de l'intérêt pour ce vote.

Gouvernement pour le "oui"

La mobilisation de l'électorat a été l'un des grands axes des militants anti et pro avortement, les premiers tablant sur un sursaut de l'Irlande rurale, tandis que les seconds ont fortement encouragé les jeunes à s'inscrire et à voter. De nombreux militants des deux camps continuaient vendredi de tenter de convaincre les électeurs d'aller voter, mais les règles électorales leur interdisent d'être à moins de 50 mètres d'un bureau de vote.

La participation en milieu d'après-midi était forte et si cette tendance se poursuivait elle pourrait finalement dépasser les 60%, comme ce fut le cas lors du vote sur l'autorisation du mariage homosexuel en 2015, rapporte la chaîne de télévision publique RTE.

Le premier ministre Leo Varadkar, qui a voté dans le nord-ouest de la capitale irlandaise, s'est dit "plutôt confiant" dans une victoire du 'Oui' pour lequel il a fait campagne. Il a appelé les Irlandais à se déplacer en nombre pour s'exprimer, jugeant qu'un fort taux de participation serait un bon signe pour le "Oui".

La consultation pose précisément la question de l'abrogation du 8e amendement de la Constitution irlandaise. Introduit en 1983, celui-ci interdisait l'avortement jusqu'à une réforme votée en 2013 permettant des exceptions lorsque la vie de la mère est menacée.

Aujourd'hui, la législation reste parmi les plus restrictives d'Europe, avec l'Irlande du Nord et Malte notamment. Le viol, l'inceste ou la malformation du foetus ne sont pas des raisons légales d'avorter.

Déclin de l'influence de l'Eglise

La consultation intervient à trois mois d'une visite du pape François en Irlande et trois ans après la légalisation, par référendum également, du mariage homosexuel, qui avait provoqué un séisme culturel dans ce pays de 4,7 millions d'habitants.

Elle traduit le déclin de l'influence de l'Église, autrefois si puissante mais aujourd'hui érodée par les bouleversements économiques et sociaux. L'institution religieuse paie aussi le prix des affaires de pédophilie impliquant des prêtres, parfois couvertes par des responsables ecclésiastiques.

Selon le Pr Diarmaid Ferriter, de l'University College Dublin, les mentalités ont profondément évolué depuis 1983. "A l'époque, le débat était dominé par des voix plus âgées, masculines, et l'Église se trouvait manifestement dans une position beaucoup plus puissante qu'aujourd'hui", a-t-il dit. "Le profil des militants des deux côtés est bien plus jeune aujourd'hui".

Si le "Oui" l'emporte, le gouvernement élaborera un nouveau projet de loi qui, s'il est voté par le parlement, devrait autoriser l'avortement dans les douze premières semaines de grossesse, et jusqu'à 24 semaines pour raisons de santé.

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ATS