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Accusés d'être un instrument de l'opposition pour déstabiliser le gouvernement, les médecins manifestants se sont indignés: "Nous sommes tous apolitiques".

KEYSTONE/EPA PAP/JACEK TURCZYK

(sda-ats)

Près de mille de jeunes médecins polonais ont protesté samedi à Varsovie contre leurs bas salaires. Ils demandent au gouvernement conservateur de porter les dépenses pour la santé publique à 6,8% du produit intérieur brut (PIB) d'ici à trois ans.

"On ne veut pas partir à l'étranger pour travailler, a déclaré Magdalena Marcak. Cette professionnelle de 26 ans est venue de Bielsko-Biala, une ville du sud du pays, à quelque 380 kilomètres de la capitale, pour manifester son soutien à une grève de la faim de jeunes internes.

"Oui, c'est vrai, on pourrait, les médecins polonais sont très demandés en Allemagne, en Suède. On parle bien les langues. Mais on veut vivre ici, dans notre pays", a-t-elle insisté. "En Pologne, on gagne après six ans d'études 2200 zlotys (596 francs). En Allemagne 2200 euros" (2534 francs), a précisé Magdalena Marcak.

Plus de vingt jeunes médecins mènent depuis treize jours une grève de la faim dans un hôpital pédiatrique de Varsovie. Ils demandent une augmentation des dépenses pour la santé publique et des meilleurs salaires.

A la fin de la liste des priorités

"Le ministre de la Santé, lui-même médecin, avait il y a quelque années encore le même objectif que nous: 6,8% du PIB à la santé publique. Dommage qu'il ait oublié ce postulat une fois devenu ministre. Ce gouvernement distribue de l'argent à droite et à gauche, pour tout, sauf pour la santé."

"Depuis 25 ans, aucun gouvernement polonais n'a réussi à régler le problème des dépenses pour la santé, ni le gouvernement de gauche, ni celui des libéraux, ni celui de Solidarité. La santé est toujours à la fin de sa liste des priorités", a déclaré de son côté Krzysztof Bukiel, chef du syndicat des médecins OZZL qui soutient le mouvement.

Le président du parti Droit et Justice (PiS) Jaroslaw Kaczynski a accusé samedi les grévistes d'être un instrument de l'opposition pour déstabiliser le gouvernement. Cette charge a suscité l'indignation des manifestants. "Nous sommes tous apolitiques", a souligné Lukasz Jankowski, un des responsables de la grève.

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ATS