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La situation des journaux régionaux romands qui avaient des contrats avec Publicitas, aujourd'hui en faillite, est très éloignée du scénario catastrophe qui frappe le Giornale del Popolo. Les pertes d'un montant à six chiffres seront toutefois lourdes.

"Comme tous les journaux, il y a des créances dont on est déjà assez sûrs qu'elles ne seront pas payées au vu de l'ordre de priorité réservé aux éditeurs dans le jugement de la faillite", a indiqué jeudi Thierry Mauron, directeur général du Groupe St-Paul qui édite La Liberté. Cela tombe très mal dans le contexte actuel, mais ça ne remet pas en cause l'existence du journal fribourgeois, précise-t-il.

Dans l'immédiat, le nécessaire a été fait à St-Paul pour ne pas perdre les annonceurs nationaux. Le groupe se donne un temps de réflexion avant de lancer une éventuelle procédure contre le contrat de cession de créances passé entre Publicitas et Thalos, société luxembourgeoise.

Plus de la moitié du chiffre d'affaires

"A ce stade, il est trop tôt pour évaluer l'ampleur du dommage", indique de son côté Jacques Matthey, directeur général d'ArcInfo. Cela dépendra du processus de faillite. Dans tous les cas, le titre neuchâtelois n'est pas menacé par l'actuel manque à gagner. Mais il était urgent de trouver des solutions de rechange sachant que la publicité assure 55% du chiffre d'affaires d'ArcInfo.

ESH Médias, qui regroupe La Côte, Le Nouvelliste et ArcInfo, avait pris de son côté des dispositions juridiques spécifiques pour protéger ses créances et de ce fait conteste formellement l'accord de cession entre Publicitas et Thalos. "Nous contestons fermement le fondement juridique de cette cession de créances qui privilégie cette société financière par rapport aux autres créanciers", ajoute Jacques Matthey.

Publicitas a aussi des dettes auprès du Journal du Jura, "un montant qui fait mal, mais qui est gérable", selon Martin Bürki, directeur de Gassmann Media. Lui aussi s'en remet à la procédure de faillite.

Mais il entend également attaquer l'accord de cession entre Publicitas et Thalos. "Nous prendrons des mesures et agirons de manière coordonnée avec les autres titres", ajoute-t-il. Au Nouvelliste, les réserves sont suffisantes pour surmonter les pertes.

Mauvaise passe pour le QJ

La situation du Quotidien jurassien paraît plus précaire. Ce titre était en régie intégrale avec Publicitas, ce qui signifie que la commercialisation de l'ensemble des espaces publicitaires était faite par cette société. "Une partie des recettes publicitaires des derniers mois ont été versées chez Publicitas mais pas à l'éditeur", a expliqué Sébastien Voisard, éditeur du "Quotidien Jurassien, dans une interview la semaine dernière à la RTS.

Il prévoit des mois difficiles à venir: "Aujourd'hui, le QJ n'est pas en péril, mais il est certain qu'on devra trouver des solutions pour passer ce mauvais cap pour passer la fin de l'année 2018". Il fera tout pour préserver l'emploi, le licenciement étant l'ultime recours.

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ATS