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Le piratage de logiciels informatiques a occasionné l'an dernier un manque à gagner de 63,4 milliards de dollars (59,2 milliards de francs), contre 58,8 milliards en 2010, selon l'association mondiale de l'industrie. En Suisse, la facture se chiffre à 550 millions de francs.

Au niveau global, la part de logiciels illégaux est demeurée stable à 42%, indique dans son rapport publié mardi la Business Software Alliance (BSA), organisation représentant les intérêts de la branche du logiciel.

Les pays industrialisés affichent en moyenne un taux de piratage de 24%, ce qui place la Suisse en position plutôt médiocre. En effet, un logiciel sur quatre installé en terre helvétique n'a pas de licence, en progrès toutefois par rapport aux 26% de 2010.

Sur le plus long terme, le niveau est demeuré constant à 25%. Selon la BSA, la valeur commerciale totale des programmes mis en service l'an passé en Suisse s'estime à 2,2 milliards de francs.

Un tiers de fraude en Europe occidentale

Certes, en Europe occidentale, un tiers des programmes ne sont pas conformes. En Grèce et en Espagne, la fraude au logiciel a même progressé, à 61% et 44% respectivement. Avec 63%, la Russie se situe dans la moyenne de l'Europe centrale et orientale.

Les Etats-Unis et ses 19% de logiciels illégaux répertoriés feraient presque figure de premier de classe, n'était-ce le manque à gagner. Celui-ci atteint le record de 9,77 milliards de dollars.

Pay émergents

Constat récurrent, la pratique semble bien plus généralisée dans les pays émergents, avec un taux de piratage moyen de 68%. La proportion grimpe à 77% en Chine, ce qui représente un marché gris de 8,9 milliards de dollars.

Réalisée en partenariat avec le cabinet d'analyse IDC et l'institut IPSOS Public Affairs, l'enquête se fonde sur les données de 182 sources anonymes portant sur 116 marchés ainsi qu'un sondage auprès de 15'000 utilisateurs dans 33 pays, précise la BSA.

ATS