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Prévue en décembre, l'ouverture du premier tronçon de la Elizabeth Line, la section centrale qui reliera Londres d'est en ouest entre Abbey Wood et la gare de Paddington, a été repoussée à l'automne 2019 (archives).

Keystone/EPA/ANDY RAIN

(sda-ats)

Les Londoniens devront attendre encore de longs mois pour pouvoir emprunter leur nouvelle ligne de métro, qui doit relier l'aéroport d'Heathrow aux quartiers d'affaires de la capitale britannique. Il doit surtout aider à décongestionner un réseau souvent surchargé.

Prévue en décembre, l'ouverture du premier tronçon de la Elizabeth Line, la section centrale qui reliera Londres d'est en ouest entre Abbey Wood et la gare de Paddington, a été repoussée à "l'automne 2019", a précisé l'autorité londonienne en charge des transports (TfL) dans un communiqué. Elle a expliqué avoir besoin de "davantage de temps" pour procéder à des tests de sécurité à l'intérieur des tunnels et de développer les "logiciels de systèmes ferroviaires".

"Il est décevant de retarder l'ouverture mais il est primordial de s'assurer que la ligne est sûre et fiable pour nos clients dès le premier jour", a expliqué Mark Wild, le directeur général du métro de Londres. Mais pour Andrew Adonis, membre de la chambre des Lords et ancien président de la commission nationale des infrastructures, cette annonce est "une catastrophe de plus sur le compte de Chris Grayling", le ministre des Transports.

"Faire passer en douce cette annonce le dernier vendredi du mois d'août, au 39e jour de la pause parlementaire, est une ruse classique", a-t-il aussi dénoncé sur Twitter. Il estime que le projet enregistrait une "débâcle" après le départ du directeur général du projet Andre Wolstenholme, qui a rejoint le privé en mars, et les dépassements budgétaires annoncés le mois dernier.

41 stations sur 100 km

En juillet, le gouvernement avait été contraint d'annoncer une hausse de 600 millions de livres du coût du projet. Des critiques avaient alors été formulées contre les rémunérations de ses dirigeants, parmi "les plus hauts salaires du secteur public", selon le quotidien The Guardian.

A terme, l'Elizabeth Line permettra de rallier Reading et l'aéroport d'Heathrow, dans l'ouest de la capitale, à Shenfield, dans la banlieue est de Londres, sur 41 stations réparties sur une centaine de kilomètres, dont 42 km de tunnels. La date de mise en service de la ligne dans sa totalité n'a pas été communiquée. Elle aura lieu "aussi vite que possible" après l'inauguration du tunnel central.

Simon Wright, le directeur général de Crossrail Limited, la structure qui regroupe les entreprises impliquées dans le projet, a assuré que ce chantier, "l'un des plus complexes et difficiles jamais entrepris au Royaume-Uni", était actuellement "dans sa phase finale". En juillet, le secrétaire d'Etat aux Transports, Jo Johnson, avait assuré dans une déclaration écrite au Parlement que le programme était "réalisé à 93%". Selon les prévisions, cette ligne devrait être utilisée par 200 millions de voyageurs par an.

Son chantier avait été lancé en octobre 2009, pour un coût estimé à 14,8 milliards de livres (18,7 milliards de francs), un chiffre révisé en juillet 2018 à 15,4 milliards de livres. Il était présenté par ses promoteurs comme "le plus vaste projet de construction en Europe", mobilisant jusqu'à 12'000 employés.

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ATS