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L'usage de médicaments pour améliorer ses performances préoccupe la Commission nationale d'éthique pour la médecine humaine (CNE). Une consommation à large échelle engendre des risques pour la santé et modifie les attentes d'une société toujours plus compétitive.

La CNE porte un regard critique sur cette tendance de la société à accepter que l'individu utilise des produits pharmaceutiques pour augmenter sa performance physique et/ou intellectuelle. Elle redoute par exemple de voir le nombre de maladies psychiques se multiplier en raison de la pression au travail.

La prise de tels médicaments -par exemple le Ritalin traitant le déficit de l'attention et l'hyperactivité- n'est dès lors pas librement consentie, analyse la commission dans un communiqué publié jeudi.

Psychotropes aux enfants

Ce genre de médicament peut affecter la liberté et l'épanouissement de la personnalité. Surtout chez les enfants, souligne la CNE. Les parents et les écoles portent donc une responsabilité particulière tant pour l'enfant que pour le développement futur des valeurs et règles de la société.

La commission suggère donc de réexaminer la pratique actuelle en matière de prescription de psychotropes aux enfants. Elle préconise aussi de trouver les causes de la consommation accrue de tels médicaments et de les protéger d'un usage excessif.

Intérêts commerciaux

La CNE lance en outre un appel au corps médical. Elle rappelle que des prescriptions trop importantes à des fins non thérapeutiques peuvent affecter l'opinion de la population sur la médecine mais aussi modifier l'image de l'individu dans la société.

La commission attire aussi l'attention des représentants de la politique médicale. Elle leur demande de ne pas confondre ou de faire un amalgame entre cette "optimisation" et la prévention qui elle vise à éviter la maladie.

En Suisse, l'utilisation de produits comme le Ritalin augmente depuis des années. Selon une estimation de la caisse maladie Helsana, 29'000 personnes ont utilisé ce médicament en 2009.

ATS