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Les maires de 28 communes turques révoqués et remplacés

Le ministre turc de l'Intérieur, Suleyman Soylu (g), a annoncé que des maires ont été démis de leurs fonctions (archives).

KEYSTONE/AP Pool Prime Ministry Press Service

(sda-ats)

Les autorités turques ont procédé dimanche à la révocation et au remplacement de 28 maires de communes du sud-est de la Turquie, région à majorité kurde. Ils sont accusés d'entretenir des liens avec les séparatistes ou avec les auteurs du putsch manqué.

Vingt-quatre de ces municipalités étaient administrées par le Parti démocratique des peuples (HDP, pro-kurde) qui a dénoncé un "coup d'Etat administratif". "Cette réorganisation illégale, qui méprise la volonté des électeurs et rend inutiles les autorités locales élues et les institutions, n'a pour nous aucun fondement", affirme le HDP, troisième formation politique au niveau national, qui nie tout lien avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

"Cette décision illégale et arbitraire va conduire à un accroissement des problèmes actuels dans les villes kurdes et la question kurde va devenir insoluble", ajoute le HDP.

Des manifestations se sont produites et la police a dû faire usage de canons à eau pour disperser la foule qui s'était rassemblée devant les bâtiments du gouvernement local à Suruc, ville proche de la frontière syrienne.

Inquiétudes étatsuniennes

Des troubles ont également été signalés à Diyarbakir, principale agglomération de la région, et dans la province d'Hakkari qui borde la frontière irakienne.

L'ambassade des Etats-Unis à Ankara s'est inquiétée de ces manifestations, rappelant l'importance du droit de manifester pacifiquement tout en réitérant le soutien américain à la lutte contre le terrorisme.

Quatre autres maires, trois appartenant à l'AKP du président Recep Tayyip Erdogan et un au Parti d'action nationaliste (MHP), ont également été révoqués pour des liens présumés avec le prédicateur Fethullah Gülen que le gouvernement accuse d'être l'instigateur du putsch manqué du 15 juillet.

Influence du PKK en Syrie

"Aucun Etat démocratique ne peut autoriser et n'autorisera des maires et des parlementaires à utiliser les ressources municipales pour financer des organisations terroristes", a déclaré le ministre de la Justice Bekir Bozdag sur Twitter.

Le ministère de l'Intérieur précise que ces maires, dont 12 ont été arrêtés, faisaient l'objet d'une enquête pour "assistance et soutien" au PKK et à l'organisation de Gülen qui vit en exil aux Etats-Unis depuis 1999.

Ces mesures font partie de la répression menée par les autorités turques depuis l'échec du coup d'Etat fomenté en juillet.

Dans une déclaration faite dimanche, le président Erdogan a affirmé que les activistes du PKK perturbaient les opérations que mène la Turquie en Syrie et qu'ils avaient intensifié leurs opérations depuis le putsch.

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