Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Elisabeth Graf Pannatier, de l'institut WSL, lit le volume d’eau du sol échantillonnée dans laquelle les quantités de sulfates, nitrates, calcium, magnésium et aluminium vont être analysées.

Reinhard Lässig/WSL

(sda-ats)

Les accords internationaux consécutifs au débat sur les pluies acides dans les années 1980 ont amélioré l’état des sols dans les forêts européennes. C'est le constat d'une étude internationale avec participation de l'institut WSL.

Les pluies acides ont été l’un des principaux problèmes environnementaux dans les années 1980 en Europe. L’inquiétude concernant les dommages subis par les forêts, rivières et lacs ont conduit à des accords internationaux pour réduire les émissions de soufre et d’azote, polluants atmosphériques qui acidifient les précipitations.

Dans le cadre de leur étude publiée dans la revue Global Change Biology, des scientifiques de dix pays ont examiné, pour 171 forêts de toute l’Europe et sur la période 1996-2012, les changements de la composition chimique de l’eau présente dans le sol, a indiqué jeudi l'Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage (WSL).

Moins de sulfates et d'aluminium

Les scientifiques ont constaté une diminution des sulfates dans l'eau, qui reflète la réduction des émissions de soufre. Cela s’accompagne d’une diminution des nutriments minéraux, comme le calcium, le magnésium et le potassium.

Jim Johnson, de l'University College de Dublin (UCD), auteur principal de l’étude, précise dans le communiqué: "Cela suggère que le taux de lessivage de ces nutriments dans le sol s’est ralenti. C’est une bonne nouvelle pour les sols forestiers, car cela contribue au maintien de leurs réserves en nutriments".

"De la même façon, on observe moins d’aluminium désormais dans l’eau des sols, ce qui est positif, car cet élément endommage les racines des arbres à concentration élevée", ajoute le spécialiste.

Toujours trop d'azote

Les chercheurs ont aussi pu observer une diminution des nitrates dans l’eau des sols, ce qui est également un bon point pour les forêts antérieurement saturées d’azote.

"Néanmoins, l’azote émis par la circulation automobile et l’agriculture continue de polluer les forêts et les sols dans de nombreuses régions européennes", souligne Elisabeth Graf Pannatier, du WSL.

L’excès de nitrates ou de sulfates dans l’eau entraîne un lessivage des nutriments des sols forestiers. Le nitrate, une des formes de l’azote, contamine les eaux souterraines lorsqu’il est présent en grande quantité.

Pas encore récupéré

Mathieu Jonard, de l’Université catholique de Louvain (UCL), en Belgique, ajoute: "L’étude montre que l’acidité des eaux n’a pas récupéré de l’acidification des sols accélérée par les pluies dans le passé. En fait, l’acidification des sols est un processus naturel qui se poursuit encore aujourd’hui, mais désormais plus lentement".

En raison des grandes quantités de soufre et d’azote ayant été déposées dans les forêts et de la capacité des sols à les stocker, plusieurs décennies pourront être nécessaires avant que la composition chimique de l’eau des sols s’ajuste à celle des précipitations.

En Suisse, ce sont les mêmes tendances. "Toutefois, les conditions locales, notamment le type de sol et le degré de pollution jouent un rôle important", conclut Elisabeth Graf Pannatier. On peut citer le Tessin ou le Plateau suisse, où la pollution par l’azote reste un problème. Il est donc important de continuer à mener des analyses à intervalles réguliers.

Réseau de surveillance

Les chercheurs ont utilisé des données collectées par un réseau de surveillance forestier européen, le Programme International Coopératif sur l’évaluation et la surveillance des effets de la pollution atmosphérique sur les forêts (PIC Forêts). Il s’agit de l’un des réseaux de surveillance des écosystèmes les plus étendus sur la planète.

Dans toute l’Europe, chaque pays suit les mêmes procédures à long terme pour collecter et analyser des échantillons, ce qui permet notamment aux scientifiques d’observer les effets de la pollution de l’air sur tout le continent.

Neuer Inhalt

Horizontal Line


Rejoignez notre page Facebook en français!

subscription form - French

newsletter

Inscrivez-vous à notre newsletter gratuite et recevez nos meilleurs articles dans votre boîte mail.









ATS