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"Sans les migrants, l'AVS aurait perdu des milliards chaque année depuis 20 ans", affirme Yves Rossier au moment de quitter la tête de l'Office fédéral des assurances sociales pour le Secrétariat d'Etat aux affaires étrangères. Selon lui, tous les autres facteurs vont en sens contraire.

Et le Fribourgeois de citer le vieillissement de la population, le fait que les baby-boomers arrivent gentiment à la retraite. La bonne santé actuelle de l'AVS est due à un seul facteur: la forte immigration qu'on connaît en Suisse depuis le début des années 90, affirme-t-il dans une interview samedi au quotidien "La Liberté".

D'après Yves Rossier, nommé sous l'ère de Pascal Couchepin, il y a huit ans, à la direction de l'OFAS, "le meilleur moyen de saccager l'AVS, c'est de limiter l'immigration, qui est une bénédiction pour la Suisse, et pas seulement pour les assurances sociales. Pensez à nos hôpitaux, homes médicalisés, universités, à nos entreprises en général", déclare-t-il.

L'immigration est le signe d'une société vivante, en bonne santé. Ce n'est pas une question politique, selon le futur numéro deux du Département fédéral des affaires étrangères. Et le diplomate de citer "des sociétés en déclin démographique comme le Japon et l'Allemagne; elles ont certes moins de soucis de logement, mais sont confrontées à des problèmes bien plus graves".

2e pilier

Dans un entretien paru il y a deux semaines dans des médias alémaniques, Yves Rossier affirmait que "certains problèmes pourraient survenir pour l'AVS d'ici dix ans, mais sans commune mesure avec ce qui s'est passé chez les Grecs, les Britanniques, les Irlandais ou les Espagnols.

Le Fribourgeois renchérit: les assurances sociales en Suisse se portent bien. Le 2e pilier est peut-être le plus fragile. "Il ne faudrait pas qu'il y ait maintenant une nouvelle crise boursière et financière". Après trois grosses crises qu'elles ont surmontées en puisant dans leurs réserves, "les caisses roulent sur leurs jantes", affirme Yves Rossier.

ATS