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La puissante milice chiite au Yémen s'est emparée mardi du palais présidentiel à Sanaa et encerclait la résidence du chef de l'Etat. Elle n'exclut aucune option, alors qu'une ministre l'a accusée de tentative de coup d'Etat.

"Toutes les options sont ouvertes dans cette action", a déclaré Abdel Malek al-Houthi dans un discours télévisé. "Nous prendrons toutes les mesures pour protéger l'accord de paix (du 21 septembre). Personne, qu'il soit président ou non, ne sera au dessus de nos mesures s'il fomente un complot contre le pays".

Appelés houthis, les combattants de la milice Ansaruallah, qui contrôlent depuis septembre une grande partie de la capitale, se sont emparés du palais présidentiel dans le sud de Sanaa, avait annoncé auparavant un responsable militaire.

Un responsable gouvernemental a dit que le président Abd Rabbo Mansour Hadi allait bien. Il ne vit pas dans son palais. De violents affrontements avaient lieu près de sa résidence entre soldats et combattants d'Ansaruallah. Au moins deux soldats ont été tués, selon des sources médicales.

Et dans le centre de Sanaa, les miliciens encerclaient la résidence du Premier ministre Khaled Bahah, des hommes en armes en barrant les principaux accès.

Considérés comme les alliés de l'Iran dans la lutte d'influence qui l'oppose à l'Arabie saoudite dans la région du Golfe, les miliciens chiites d'Ansaruallah "veulent renverser le régime", a affirmé la ministre de l'Information Nadia Sakkaf.

Ban appelle à l'arrêt des combats

Abdel Malek al-Houthi a par ailleurs assuré que son mouvement, Ansaruallah, était prêt à faire face à "toute mesure" que prendrait le Conseil de sécurité de l'ONU.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a condamné mardi les attaques contre le palais présidentiel et la résidence du président à Sanaa, exprimant son soutien au président.

Le patron de l'ONU Ban Ki-moon avait auparavant appelé à un arrêt immédiat des combats.

Les combats ont poussé plusieurs ambassades occidentales dont celle de France à fermer leurs portes. La représentation suisse pour le Yémen se trouve elle à Ryad.

Les heurts avaient repris après une brève trêve lundi, journée durant laquelle neuf personnes ont été tuées et 67 blessées. La dernière bataille, la plus dangereuse depuis le début du conflit avec les houthis, a été provoquée par le refus des miliciens chiites d'entériner un projet de Constitution sur une structure fédérale qui les priverait notamment d'un accès à la mer.

Ces miliciens, qui n'ont cessé de monter en puissance depuis leur entrée à Sanaa le 21 septembre, semblent bénéficier du soutien de l'ex-président Ali Abdallah Saleh.

Lors des combats de lundi près du complexe présidentiel, les miliciens ont bénéficié d'un soutien direct de forces loyales à M. Saleh, a affirmé un officier de la garde présidentielle.

Combattre la corruption

Un combattant houthi se présentant sous le nom d'Abou Hachem a affirmé que son mouvement était entré à Sanaa pour "protéger les civils et combattre la corruption".

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ATS