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L'économie est résolument contre l'initiative de l'ASIN "Accords internationaux, la parole au peuple!". Qu'il s'agisse de grandes entreprises ou de PME, toutes comptent sur un réseau dense d'accords qui lui garantissent l'accès aux marchés sans votations inutiles. Le POP s'est quant à lui déclaré favorable au texte.

Déjà pénalisée par le franc fort et par des tendances protectionnistes, l'économie ne veut pas d'un handicap supplémentaire avec l'initiative, a souligné vendredi le président d'economiesuisse, Gerold Bührer, lors d'une conférence de presse à Berne.

En cas d'acceptation du texte de l'Action pour une Suisse indépendante et neutre (ASIN), "des accords internationaux seraient inutilement retardés, ce qui pénaliserait nos entreprises", a renchéri Jean-Daniel Pasche, président de la Fédération de l'industrie horlogère suisse (FH).

Accès au marché garanti

Sur les 500 accords que la Suisse signe chaque année, le Parlement en examine 20 à 40, tandis qu'une vingtaine seulement est soumise au referendum facultatif.

Cette forte densité dans toutes sortes de domaines comme le commerce, la recherche, les investissements ou les droits de douane "garantit l'ancrage des PME dans les marchés internationaux", a relevé Hans-Ulrich Bigler directeur de l'Union suisse des arts et métiers (Usam).

Le POP dit "oui"

Le Parti ouvrier et populaire (POP) accepte quant à lui l'initiative. Le POP espère que le texte permettra de "contrer le démantèlement des droits démocratiques".

Il s'inquiète notamment du "rôle de construction antidémocratique" de l'Union européenne, évoquant la manière dont "les traités européens ont été imposés aux peuples" et "la négation de la souveraineté la plus élémentaire de la Grèce et de l'Italie par les eurocrates de Bruxelles".

La position du POP tranche avec celle de La Gauche. Le parti a cependant laissé la liberté de vote la semaine passée car le rejet du texte n'a pas recueilli la majorité des trois quarts. Par ailleurs, le POP rejette l'initiative sur l'épargne-logement et ne veut pas des réseaux de soins.

ATS