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Les associations patronales comme les syndicats et associations de défense des travailleurs soulignent les défis qui les attendent lors de la prochaine législature avec le Parlement nouvellement élu. Si les attentes divergent, les thèmes convergent.

L'Union suisse des arts et métiers (USAM) s'est réjouie lundi de l'issue du scrutin. "Le camp bourgeois s'est renforcé. C'est une condition essentielle pour les dossiers en suspens", a expliqué lundi à l'ats le directeur de l'organisation de défense des petites et moyennes entreprises (PME) Hans-Ulrich Bigler.

Même discours chez Swissmechanic. L'association faîtière des PME actives dans les domaines mécaniques et électro-techniques demande une politique économique active et renvoie aux difficultés des PME liées à la valorisation du franc face à l'euro. La réduction de l'appareil étatique et des régulations est centrale.

"Les gros titres sur notre industrie d'exportation ont disparu. Cela ne signifie pas pour autant que les problèmes sont résolus. Des licenciements ou des fermetures d'entreprises ont lieu presque chaque jour", selon le directeur de Swissmechanic Oliver Müller, cité dans un communiqué.

"Diverses affaires se sont, selon l'industrie MEM, développées dans la mauvaise direction durant la législature 2011-2015", a expliqué à l'ats Swissmem, la faîtière de l'industrie suisse des machines, des équipements électriques et des métaux. Celle-ci met notamment en avant des charges supplémentaires malvenues face à la force du franc.

Le projet Swissness ou l'assurance-vieillesse font notamment partie des thèmes-clés. "Swissmem attend du nouveau Parlement qu'il prenne des mesures pour renforcer la compétitivité et diminue les charges. Avec la victoire des partis bourgeois, les chances que cela se réalise sont bonnes."

Politique énergétique

L'application de l'initiative contre l'immigration de masse sans mettre en danger les accords bilatéraux avec l'Union européenne (UE), la réforme de l'assurance-vieillesse ou le développement du secteur de l'énergie font partie des dossiers importants évoqués par Hans-Ulrich Bigler.

La stratégie énergétique 2050 menace de dégrader la sécurité d'approvisionnement et de majorer artificiellement les prix en comparaison internationale. Ce qui serait dommageable pour la place économique suisse, craint Swissmem.

Les défenseurs de l'énergie propre ne craignent en revanche pas trop pour les chances du virage énergétique. Le président de Swisscleantech Nick Beglinger a expliqué que le virage énergétique est bon pour l'économie. "Nous sommes convaincus que les politiciens PLR et UDC ont aussi quelque chose à y gagner."

Accords bilatéraux

Pour economiesuisse, les accords bilatéraux restent au premier plan. L'économie reste dépendante de bonnes relations avec l'UE.

"C'est pourquoi nous espérons que le nouveau Parlement dessine rapidement une majorité de forces constructives pour une politique européenne active", a communiqué la présidente de la fédération des entreprises Monika Ruhl.

Elle était rejointe par Fredy Greuter, de l'Union patronale suisse (UPS). "Nous considérons nécessaire que les partis bourgeois travaillent davantage ensemble", a-t-il dit à l'ats.

Vania Alleva, présidente du syndicat Unia, souligne l'importance du positionnement du PLR: "Il devra se prononcer s’il soutient l’emploi en Suisse ou la campagne de peur de l'étranger menée par l’UDC, laquelle est dommageable au pays."

Si les thèmes concernant les droits des salariés vont être encore plus compliqués à faire passer, Unia demandera "davantage de justice sociale et d’égalité". La libre circulation des personnes sans discrimination et la lutte contre la sous-enchère salariale constituent des thèmes-clés.

Réforme de l'AVS

Chez Travail.suisse, le renforcement de la droite ne changera pas la manière de procéder. "La collaboration sera très intense avec chaque groupe parlementaire", souligne Adrian Wüthrich, président de l'organisation faîtière indépendante des travailleurs.

"Un tel cas s'était déjà présenté lors de la législature 2007-2011. Nous devons parler avec les parlementaires et argumenter" face à des partis gagnants qui "ne luttent généralement pas pour les intérêts des travailleurs", a-t-il poursuivi.

Parmi les dossiers à suivre figurent la question européenne ou le congé-paternité. De même que la réforme de l'assurance-vieillesse. "Un compromis avait été trouvé pour la réforme de l'AVS au Conseil des Etats, mais il sera difficile à garder au Conseil national", note Adrian Wüthrich.

"L'augmentation des rentes décidées par le Conseil des Etats est un pas en avant. Par contre, nous n’accepterons pas de relèvement de l’âge de la retraite, comme évoqué dans les milieux bourgeois", complète Vania Alleva.

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ATS