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Les milieux patronaux suisses proposent une solution à trois piliers pour mettre en oeuvre l'initiative contre l'immigration de masse. Ils prônent une clause de sauvegarde pour les travailleurs issus de l'Union européenne (UE), une meilleure utilisation du potentiel indigène mais aussi un frein à l'emploi dans le secteur public.

Près de onze mois après la votation du 9 février, les conséquences de l'acceptation de ce texte restent floues, a réitéré jeudi Heinz Karrer, président d'economiesuisse, devant la presse à Zurich. Quant aux propositions du Conseil fédéral, elles sont attendues dans le courant de janvier. Les principales associations patronales du pays ont imaginé un modèle qui se base sur trois piliers.

Premier élément, le secteur économique appelle à l'introduction d'une clause de sauvegarde dans la loi d'application du nouvel article constitutionnel. La libre circulation avec les états de l'UE et ceux de l'Association européenne de libre-échange (AELE) s'appliquerait pleinement jusqu'à ce que le solde migratoire ait atteint un plafond, encore à déterminer.

La deuxième partie du plan implique directement les entreprises, priées d'agir concrètement pour réduire la demande en main-d'oeuvre étrangère. Ce qui passe par un meilleur recours au potentiel offert par la main-d'oeuvre nationale, comme l'entend d'ailleurs l'initiative fédérale visant à combattre la pénurie de personnel qualifié.

Moins d'emplois étatiques

Mais le secteur privé ne doit pas porter seul le fardeau, estiment ses porte-paroles. En tant que gros employeurs, la Confédération, les cantons et les communes ont aussi un rôle à jouer. A fin 2013, le secteur public employait 1,04 million de fonctionnaires. Soit une progression de 40% depuis le milieu des années 1990, contre 17% seulement pour l'ensemble du marché du travail.

Une croissance nulle des emplois étatiques serait donc une partie de la solution, estime Gottlieb Keller, président de scienceindustries. Pour l'organisation du secteur suisse de la chimie-pharma et biotechnologie, la création de nouveaux postes publics ne devrait se justifier que si ces derniers servent la formation ou fournissent des services "productifs".

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ATS