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Les militaires patrouillent et resserrent l'étau dans les favelas

"Les militaires doivent être présents car la ville est trop violente. Ils ne sont peut-être pas une solution sur le long terme, mais oui à court terme", juge Cristiane Dalt, 45 ans, qui travaille dans le marketing (image symbolique).

KEYSTONE/AP/LEO CORREA

(sda-ats)

De petits groupes de militaires ont commencé à patrouiller mardi dans les rues de Rio de Janeiro, menant une opération dans une des favelas. Il y a un mois, ils ont été chargés de combattre le crime organisé dans cette ville gangrenée par la violence.

Alors que leurs opérations étaient jusqu'ici cantonnées à la favela Vila Kennedy (ouest), les militaires se sont, pour la première fois, déployés en "divers points stratégiques" dans le centre et les quartiers aisés du sud de la Ville merveilleuse, effectuant des patrouilles en soutien de la police, a expliqué à l'AFP le colonel Carlos Cinelli, un des porte-parole de l'armée.

Par ailleurs, 3400 militaires soutenus par des blindés sont entrés dans la favela Lins de Vasconcelos, au nord de Rio, où la police avait échangé des tirs avec des trafiquants présumés. L'armée a également participé mardi à une opération dans la prison de Bangu 3 dans le but de trouver des armes à feu.

La décision de confier le commandement de la sécurité à l'armée a été annoncée mi-février, au lendemain du carnaval de Rio, où près d'un million et demi de touristes étaient allés faire la fête et qui a vu une multiplication des agressions et des vols à main armée.

"A court terme"

"Les militaires doivent être présents car la ville est trop violente. Ils ne sont peut-être pas une solution sur le long terme, mais oui à court terme", juge Cristiane Dalt, 45 ans, qui travaille dans le marketing.

"Cela ressemble à une opération pour se faire voir, pour donner un sentiment de sécurité. Le problème est que les militaires ne sont pas préparés ni équipés pour certaines situations (rencontrées pendant) les patrouilles" et ils n'ont à répondre que devant la justice militaire en cas de dérapage, prévient Arthur Trindade, un professeur de l'université de Brasilia et ancien responsable de la sécurité de Rio.

Mais le déploiement de l'armée, qui a provoqué un tollé et a réveillé les fantômes de la dictature au Brésil, ne semble pas avoir freiné la vague de violences qui s'abat sur la cité. Au moins huit personnes ont été tuées samedi matin au cours d'une opération des forces de l'ordre dans la favela de Rocinha, la plus grande de Rio.

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