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Le collectif "Prenons la ville" a manifesté à plusieurs reprises ces derniers mois à Genève pour demander un meilleur accès au logement (archives).

KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI

(sda-ats)

Les militants du droit à la ville et au logement à Genève ne relâchent pas leur mouvement malgré l'inaction, selon eux, des autorités. Une trentaine d'entre eux se sont réunis samedi devant un immeuble vide emblématique du centre-ville, faute de pouvoir l'occuper.

Le Comité unitaire "Prenons la ville", qui regroupe plus de 50 associations ou partis, a lancé en janvier dernier plusieurs dizaines de revendications au Conseil d'Etat, restées sans réponse. Le gouvernement "ignore complètement le mouvement. La réponse est policière. Il n'y a pas de dialogue politique", a déploré devant quelques journalistes l'un de ses responsables.

Les militants avaient prévu une nouvelle action dans un bâtiment, laissé quasiment à l'abandon depuis 25 ans environ, qu'ils ont occupé par le passé. Mais ils ont trouvé une plaque métallique de plusieurs mètres de hauteur face à eux, posée dans la semaine selon eux par la police.

L'un d'entre eux a ciselé l'inscription "Vide !!!" sur cet obstacle. Principale revendication des manifestants, l'accès à la ville pour les couches populaires devient de plus en plus difficile alors que 225'000 m2 sont disponibles. Les militants mettent en cause la gentrification de certains quartiers.

"Contre la pénurie de logements abordables,exproprions et occupons", demandait une banderole. Après une lettre ouverte du collectif à Swiss Life, propriétaire de l'immeuble, restée là aussi sans réponse, le maire de Genève Rémy Pagani a écrit à son tour au groupe zurichois il y a deux semaines pour demander des explications et ses intentions.

Immeubles identifiés

Swiss Life ne s'est pas manifesté, a déploré une autre responsable du Comité unitaire. Deux autres courriers sont partis, l'un vendredi par l'association des habitants du quartier où se trouve le bâtiment et le second samedi par le collectif.

"Il faut que l'Etat intervienne", a lancé le responsable d'Ensemble à Gauche Pablo Cruchon, qui va faire son entrée au Grand Conseil. Selon lui, une expropriation est possible face à l'"urgence sociale". Outre les logements, les sites attribués aux activités publiques et sociales manquent, selon lui.

Les militants souhaitent utiliser l'immeuble devant lequel ils se sont réunis comme crèche ou encore pour un soutien médical et juridique. Des habitations demanderaient elles en revanche des rénovations.

Une assemblée populaire devrait décider de l'attribution de ce site. Dans le canton, le collectif a identifié 4 à 5 bâtiments similaires qui pourraient être également "rendus à la population", notamment pour des logements.

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ATS