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Les combattants des FDS contrôlaient 45% de Raqa où se trouveraient encore 2000 djihadistes de l'EI, selon l'envoyé américain auprès de la coalition internationale combattant l'EI en Irak et en Syrie depuis fin 2014, Brett McGurk (archives).

KEYSTONE/AP Hawar News Agency/UNCREDITED

(sda-ats)

L'avancée des forces soutenues par les États-Unis à Raqa, bastion des djihadistes en Syrie, est ralentie par les mines. Le groupe Etat islamique (EI) en a truffé la ville, a affirmé une responsable militaire.

Les Forces démocratiques syriennes (FDS), alliance de combattants kurdes et arabes bénéficiant d'un soutien international, ont pénétré dans Raqa il y a deux mois. Elles ont pris le contrôle d'environ la moitié de cette ville du nord de la Syrie.

Mais elles doivent faire face à la farouche résistance de l'EI qui s'accroche à cette ville considérée par le groupe djihadiste comme la capitale du "califat" qu'il avait proclamé en juin 2014. "Nos forces avancent doucement dans la ville", a expliqué à l'AFP Jihan Cheikh Ahmad, porte-parole de l'Opération "Colère de l'Euphrate", nom donné à l'offensive pour reprendre Raqa.

Selon la porte-parole, l'EI a posé "des mines sur chaque centimètre, c'est ce qui nous empêche d'avancer plus rapidement". Elle note également que l'EI dispose d'un grand nombre de tireurs embusqués et utilise des drones armés.

Se rendre ou mourir

"Assigé de tous les côtés, l'EI n'a pas d'autres options que de se rendre ou de mourir c'est ce qui fait que leur réaction est farouche", explique-t-elle. "Notre objectif ne consiste pas à libérer le terrain géographiquement mais de libérer aussi les civils se trouvant dans la ville".

"Depuis le début de l'opération, nous avons libéré neuf quartiers dans l'est et l'ouest de la ville, certains sont petits et d'autres plus larges". Elle a précisé que sept autres districts restaient à conquérir, mais l'EI combat avec acharnement.

Les combats à Raqa ont poussé des dizaines de milliers de civils à fuir, et beaucoup ont été blessés par des tirs ou par des mines de l'EI. L'ONU estime à entre 20'000 et 50'000 le nombre de civils encore dans la ville. D'autres estimations sont toutefois inférieures.

ATS