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A Genève, le syndicat Unia et l'entreprise EVI ont renoué le dialogue pour tenter de résoudre le conflit social qui secoue le chantier du CEVA. Des négociations engagées vendredi sous l'égide du canton se poursuivent.

Les négociations se déroulent dans un bel état d'esprit, a indiqué à l'ats Patrick Baud-Lavigne, directeur de cabinet au département de la sécurité et de l'économie (DSE). Tout n'est pas totalement conclu, a-t-il ajouté en précisant que les négociations se poursuivront lundi.

Unia a dénoncé fin juin le licenciement collectif de 206 ouvriers sans plan social annoncé par la direction d'Eaux-Vives Infra (EVI). Cette société appartient au consortium SGS créé par la société Vinci pour travailler sur les chantiers du CEVA, la liaison ferroviaire Cornavin-Eaux-Vives-Annemasse.

Des négociations ont été ouvertes fin juillet entre le syndicat et la société. Insatisfait du résultat, le syndicat Unia a lancé mercredi un débrayage sur le chantier. Unia conteste notamment les indemnités de licenciement insuffisantes accordées par l'employeur.

Vendredi matin, une délégation de grévistes a été reçue dans les locaux d'Eaux-Vives Infra à Chêne-Bourg, a indiqué Yves Mugny, secrétaire syndical. Une proposition, dont la teneur n'a pas été révélée, a été faite au syndicat.

Forte crispation

Présent aux côtés de M.Mugny, Vincent Bouvet, directeur de projet au sein d'EVI, a relevé l'apaisement du syndicat et des salariés après deux jours de "forte crispation sur le chantier". Toutes les mesures de lutte syndicale ont été levées vendredi pour que les négociations puissent avancer.

Le mouvement de grève a été suivi par une vingtaine d'ouvriers sur un total de 180. Jeudi, la majorité du Grand Conseil avait par ailleurs accepté une motion socialiste demandant au gouvernement de s'assurer qu'EVI respecte le droit et les CCT.

ATS