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Les négociations sur la convention nationale (CN) du secteur principal de la construction en Suisse, qui expire à la fin de l'année, ont échoué. Syndicats et entrepreneurs se renvoient la balle: les premiers accusent les patrons de s'être rétractés sur des compromis, ce que ceux-ci réfutent.

Les syndicats ont dicté les points qui devaient être négociés, a déclaré jeudi à l'ats Werner Messmer, président central de la Société suisse des entrepreneurs (SSE). Ils n'ont pas compris que des négociations se basent sur un échange et n'ont voulu entrer en matière que sur des améliorations.

Il n'en est rien, répondent les syndicats. La situation conjoncturelle actuelle incite à employer moins de travailleurs et à leur demander toujours plus, a expliqué Nico Lutz du syndicat Unia. "Il faut trouver des solutions à ce problèmes et nous avons toujours dit aux entrepreneurs que la nouvelle convention ne se ferait pas gratuitement".

Revendications insatisfaites

Raison pour laquelle les syndicats, Unia et Syna en l'occurence, ont refusé de prolonger la CN en vigueur. De leur avis, la SSE serait revenue sur des offres, préconisant des hausses d'au moins 2,2% des salaires minimaux pour cette convention collectice de travail (CCT) couvrant l'ensemble du pays.

Les syndicats auraient voulu un augmentation générale de 100 francs par mois accompagnée du renchérissement. Ils auraient aussi souhaité améliorer la protection contre les licenciements et le versement des salaires en cas de mauvais temps, de maladie et d'accident. Des mesures pour éviter le dumping salarial ainsi que le travail au noir faisaient aussi partie de leurs exigences.

Mesures de lutte

Les deux parties négociaient la CN depuis neuf mois. Il semble que la branche devra faire face au vide conventionnel durant les premiers mois de 2012.

Les syndicats annoncent déjà des mesures de lutte. Ils ont anticipé le mouvement, avec la mise sur pied, à fin semptembre, d'une manifestation à Berne qui avait réuni 12'000 personnes. En 2008, alors que la branche se trouvait dans la même situation de vide conventionnel, les travailleurs avaient fait la grève et bloqué des chantiers.

ATS