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La liste commune des nationalistes corses, baptisée Pè a Corsica (Pour la Corse) a obtenu une large victoire lors d'un scrutin local (archives).

KEYSTONE/EPA/OLIVIER SANCHEZ

(sda-ats)

Plébiscités dimanche lors d'un scrutin local, les nationalistes corses ont demandé lundi l'ouverture de "discussions" avec Paris en vue d'une plus grande autonomie pour l'île méditerranéenne. Ils ont exclu l'indépendance dans l'immédiat.

"Nous ne sommes pas dans la même séquence que la Catalogne", où les indépendantistes veulent définitivement rompre les amarres avec Madrid, a commenté Jean-Guy Talamoni lundi à la radio France Inter. "Mais nous travaillons pour l'émancipation de la Corse", a-t-il ajouté.

Le leader indépendantiste a salué le "raz-de-marée démocratique" réussi par la coalition nationaliste avec les autonomistes de Gilles Simeoni lors du premier tour de cette élection visant à réunir au sein d'une Collectivité territoriale unique une île représentée jusque-là par deux départements et une région.

Avec 45,36% des voix, leur liste commune baptisée Pè a Corsica (Pour la Corse) a largement devancé la droite régionaliste (14,97%), le parti de droite Les Républicains (12,77%) et la liste du parti présidentiel d'Emmanuel Macron La République en Marche (11,26%). Le deuxième tour dimanche est largement promis aux nationalistes qui n'étaient encore jamais apparus aussi forts dans les urnes, avec pour seul bémol un faible taux de participation (52,17%).

"Ouvrir le dialogue"

"C'est un raz-de-marée démocratique", a réagi Gilles Simeoni. Il a souhaité aussitôt que "Paris accepte enfin d'ouvrir le dialogue".

Les autonomistes et les indépendantistes réclament l'obtention d'un véritable statut d'autonomie dans les trois ans et sa mise en oeuvre effective dans les dix ans. Ils demandent aussi la coofficialité de la langue corse, la reconnaissance du statut de résidents corses et l'amnistie pour les "prisonniers politiques".

La question de l'indépendance n'est, elle, pas à l'ordre du jour sur une île qui a retrouvé un semblant de stabilité après des décennies marquées par plus de 4500 attentats revendiqués par le Front de libération nationale de la Corse (FLNC). Cette organisation armée clandestine avait annoncé en juin 2014 le dépôt des armes afin de favoriser une évolution politique en Corse qui compte 330'000 habitants et pèse 0,4% du PIB national.

"Les indépendantistes aujourd'hui inscrivent leur action dans un cadre exclusivement démocratique et disent que ce sont les Corses qui décideront. Si les Corses ne veulent d'indépendance, il n'y aura pas d'indépendance", rappelle le leader autonomiste Gilles Simeoni.

L'indépendantiste Jean-Guy Talmoni reconnaît que "l'idée indépendantiste est toujours minoritaire". Il ajoute toutefois que "si les Corses le veulent dans 10 ou 15 ans, personne ne pourra s'y opposer."

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ATS