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La navette autonome de Sion a conquis le public qui se presse pour participer à ce projet de véhicule sans chauffeur (archives).

KEYSTONE/MANUEL LOPEZ

(sda-ats)

Un arrêt de bus dans la vieille ville de Sion. Un drôle de petit bus s'arrête. Un passager y pénètre et occupe la dernière place libre. La navette repart. Tout semble normal, sauf qu'il n'y a pas de conducteur.

Le chef-lieu valaisan joue actuellement un rôle de laboratoire de la mobilité. Le bus sans conducteur qui sillonne la vieille ville depuis quelques semaines est appelé Smart Shuttle. Une sorte de mini car postal, jaune, qui suit un trajet défini sans poste de conduite.

L'engin aux formes arrondies semble tout droit sorti du rêve d'un concepteur de jouets. Malgré son aspect, le Smart Shuttle n'est pas un jouet. Il s'agit d'un véhicule bourré de technologie pour un projet de CarPostal SA et de ses partenaires.

Un logiciel en guise de chauffeur

Les techniques les plus modernes remplacent le conducteur. Un logiciel gère le véhicule électrique. Durant plusieurs mois, les partenaires vont étudier le comportement du véhicule pour savoir si un tel engin peut s'insérer dans le trafic urbain.

Le véhicule du futur n'est pas une formule 1. Il avance au pas et avec quelques à-coups dans les rues et ruelles de la vieille ville. Il s'arrête dès que les capteurs détectent, ou croient détecter, un obstacle. Difficile parfois de savoir pourquoi la navette stoppe.

Des voitures mal garées, des branches trop longues peuvent tromper le logiciel. Le technicien, humain, présent en permanence, doit alors se substituer à la technique. Avec une sorte de joystick, il guide le véhicule manuellement pour lui permettre d'éviter l'obstacle.

Pour des raisons de sécurité, la navette suit un trajet très précis. Elle ne peut pas d'elle-même éviter les obstacles. Elle sait les reconnaître et s'arrêter. Et parfois le logiciel "plante", nécessitant une relance manuelle.

Le futur en temps réel

Ces petits désagréments sont le lot de ces tests, explique CarPostal. Dans ces situations, les passagers prennent conscience de participer à un test et non d'emprunter un nouveau moyen de transport. Ils vivent en direct le développement de la mobilité du futur.

Des pannes plus importantes ne peuvent pas être exclues. Une application pour smartphone a été développée pour informer les usagers en temps réel de la position des navettes ou d'une interruption du trafic.

Les passagers sont généralement bienveillants et prennent ces petits hoquets avec humour. Et tous ont été rapidement conquis et convaincus.

CarPostal n'a pas pour objectif de remplacer les chauffeurs de ses bus. Ce projet Smart Shuttle veut avant tout proposer des solutions pour relier des lieux difficiles d'accès comme par exemple les zones piétonnes.

Succès public

Le mini-car postal a séduit les Sédunois et les visiteurs. Mais pour y faire un tour, il faut souvent faire preuve de patience. Le véhicule propose onze places. CarPostal a dénombré certains jours plus de 200 passagers, bien plus que pronostiqué, estime l'entreprise.

Depuis quelques jours, la navette n'est plus seule. Un deuxième véhicule similaire lui a été adjoint qui est mis en service en période de forte affluence ou en cas de panne.

Les tests se poursuivront jusqu'en octobre 2017. CarPostal et ses partenaires veulent recueillir un maximum de données et d'expérience sur la conduite autonome dans le trafic. La navette circule tous les après-midi, sauf le lundi. Le conducteur virtuel a congé ce jour-là.

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ATS