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La compétitivité de la Norvège reste plombée par des coûts du travail trop élevés par rapport aux pays concurrents, juge le FMI (archives).

KEYSTONE/GAETAN BALLY

(sda-ats)

Les Norvégiens restent trop bien payés pour garantir la compétitivité de leur pays, a estimé mercredi le Fonds monétaire international (FMI). La Norvège se remet tout juste de la baisse du prix du pétrole.

À l'issue d'une visite en Norvège, les économistes du FMI décernent un satisfecit à l'économie du royaume scandinave. Il s'agit du plus gros producteur de brut d'Europe de l'Ouest. L'économie du pays "s'est montrée résiliente et bien équipée pour faire face au ralentissement économique, ayant suivi la baisse du prix de l'or noir", précise le FMI.

Pour l'année en cours, l'institution dit s'attendre à une croissance (hors production d'hydrocarbures et transport maritime) du produit intérieur brut (PIB) de 1,75%. Pour 2018, elle anticipe une hausse de 2,25%.

"Mais il y a des risques à la baisse. Et la croissance à moyen terme dépend d'une transition réussie d'une croissance axée sur le pétrole et le gaz naturel vers une autre plus équilibrée", explique le FMI.

C'est là que le bât blesse. Malgré l'affaiblissement de la couronne, la monnaie norvégienne, et une modération salariale ces dernières années, la compétitivité de la Norvège reste plombée par des coûts du travail trop élevés par rapport aux pays concurrents, juge le FMI.

Hausse des salaires de 2,5%

Observé jusqu'à l'été 2014, le boom pétrolier a provoqué une envolée des salaires dans l'industrie pétrolière. Cette expansion a obligé les autres secteurs à s'aligner pour attirer les salariés.

"La poursuite de la modération salariale et des réformes pour soutenir la hausse de la productivité au travail sont essentielles pour améliorer la compétitivité des secteurs non pétroliers et faciliter la transition économique", souligne l'organisation.

Une autre enquête rendue publique mercredi par la banque centrale norvégienne montre que les partenaires sociaux, syndicats et patronat, tablent sur une augmentation moyenne des salaires de 2,5% cette année.

ATS

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