Les députés élus fin mai entrent en scène mardi à Strasbourg dans un Parlement européen plus fragmenté. Si trois indépendantistes catalans ne pourront pas siéger, les Britanniques, toujours coincés dans l'UE, seront eux bien présents.

La principale mission de cette session inaugurale sera d'élire un nouveau président du Parlement. Ce qui permettra de placer l'une des pièces du puzzle des "top jobs" européens, un casse-tête qui agite depuis des semaines Bruxelles et les capitales de l'UE. Rien n'indique que le sommet marathon réuni depuis dimanche à Bruxelles, et qui joue les prolongations mardi, ne débouche sur un accord.

La session "constitutive" devrait être marquée mardi par d'importantes manifestations d'indépendantistes catalans devant le Parlement en soutien de trois des leurs, élus fin mai en Espagne mais dont Madrid bloque la prise de fonction. Leurs trois sièges devraient donc demeurer vides. Leur situation "dépend des autorités espagnoles, pas du Parlement européen", a souligné une porte-parole de l'institution.

Et puisque le Brexit n'a toujours pas eu lieu - la nouvelle date butoir est fixée au 31 octobre -, il y aura à nouveau 73 députés britanniques à Strasbourg (sur 751), dont l'europhobe Nigel Farage. Son Brexit Party comptabilise 29 élus.

Nouveau visage

En théorie, le nouveau Parlement ne devait compter que 705 sièges, pour tenir compte du Brexit. 27 des sièges britanniques devaient ainsi être redistribués à d'autres pays, tandis que les 46 autres devaient être mis de côté pour d'éventuels nouveaux élargissements de l'UE.

Le report du divorce a repoussé cette réforme et créé une situation inédite: les Britanniques vont occuper leurs sièges provisoirement, jusqu'à ce que le Brexit se concrétise. Et 27 personnes élues fin mai (dont cinq en France, trois en Italie, et cinq en Espagne) seront "réservistes" en attendant.

Malgré une poussée eurosceptique, le bloc pro-européen est resté largement majoritaire, avec plus de deux tiers des voix en cumulant celles du PPE (182 députés), des sociaux-démocrates (154), des centristes de Renew Europe (108) et des Verts (75). Mais les deux premiers ne peuvent plus s'entendre à eux seuls sur les grandes décisions. Ils devront donc faire avec les élus libéraux et écologistes.

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