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Mars aimante les scientifiques. Le robot américain InSight devrait se poser à sa surface en novembre. Et plusieurs missions spatiales sont en préparation pour 2020 (archives).

KEYSTONE/AP ESA/INAF/DAVIDE COERO BORGA/ESA/INAF

(sda-ats)

Une semaine après l'éclipse totale de Lune, "Les Nuits des étoiles" donnent à nouveau rendez-vous aux amateurs d'astronomie pour profiter de Mars, très près de la Terre ces jours-ci. Des manifestations sont prévues en France, mais aussi à Genève, Morges et Lausanne.

Parfois présentée comme "la petite soeur de la Terre", la planète rouge ne sera qu'à 57,6 millions de kilomètres de nous, sachant que la distance maximale entre les deux se monte à 400 millions de kilomètres. Ce n'était pas arrivé depuis 15 ans.

Pour la 28e édition de ces Nuits qui se tiendront de vendredi à dimanche, quelque 470 manifestations sont annoncées par l'Association française d'astronomie (AFA), essentiellement en France mais aussi quelques-unes en Belgique, en Suisse, au Maroc et en Algérie. Tout le programme est disponible sur www.afastronomie.fr.

En Suisse, la Société vaudoise d'astronomie à Lausanne propose conférences et séances d'observation jusqu'à dimanche, selon leur site internet. Samedi, au Parc Bertrand, à Genève, un cinéma-concert suivi de l'observation du ciel sont prévus. "Un écran, 6 musiciens, un télescope, les étoiles et beaucoup d'énergie!", promet la page Facebook de l'événement.

Enfin à Morge (VD), le Groupe des Astronomes Amateurs de la Côte propose aux curieux d'observer vendredi à la nuit tombée la voûte céleste aux télescopes et à l'oeil nu. L'observatoire de Morges avait déjà accueilli pas moins de 600 personnes vendredi dernier lors de l'éclipse lunaire. "C'est la première fois que nous recevons autant de monde", s'était réjouie Sabine André, présidente des Astrac, contactée par Keystone-ATS.

Edition "exceptionnelle"

Pour l'AFA, la canicule qui sévit sur une grande partie de la France et de la Suisse ne sera pas un problème, au contraire. "Nous, on est ravi. Il va faire chaud et beau. Les gens vont sortir plus facilement la nuit pour observer le ciel".

Pour certains clubs d'astronomie, "ce sera un peu une revanche sur l'éclipse de Lune de vendredi dernier", dont la contemplation a parfois été gâchée par les orages et la pluie notamment à Paris, a souligné le président de l'AFA, Olivier Las Vergnas, lors d'un point-presse à Paris.

A ses yeux, cette édition devrait être un cru "exceptionnel" pour observer une "brochette de planètes": "Vénus qui se couchera assez tard, Jupiter absolument brillante, la merveilleuse Saturne avec ses anneaux, Mars en majesté".

La planète rouge est actuellement balayée par d'énormes tempêtes de poussière, relève la biologiste et astrochimiste Caroline Freissinet, chercheuse au Latmos (Laboratoire Atmosphères, Milieux, Observations spatiales). "Cela empêchera de la voir dans les détails". Mais elle brillera d'un éclat orangé.

La plus proche de nous

Mars est la planète la plus proche géographiquement de nous, souligne la scientifique. Mais "c'était surtout notre petite soeur à l'époque de la formation de la Terre et de Mars il y a 4,5 milliards d'années. Et pendant les premiers 500 millions d'années, les deux planètes ont évolué de manière très similaire".

Planète rocheuse, Mars avait alors une atmosphère consistante et beaucoup d'eau sous forme liquide. "Cinq cents millions d'années, c'est ce qu'il a fallu pour que la vie apparaisse sur Terre. Donc il n'y a pas de raison qu'elle ne soit pas apparue sur Mars", considère la spécialiste.

Plus petite que la Terre, Mars n'a plus désormais qu'une atmosphère très ténue, composée à 96% de dioxyde de carbone. La pression atmosphérique y est très faible par rapport à celle de notre planète. Et il y fait froid: la température moyenne est de -63 degrés Celsius.

"Un moment de partage"

Mars aimante les scientifiques. Le robot américain InSight équipé d'un sismomètre français développé en collaboration avec différentes équipes européennes, dont l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) devrait se poser à sa surface en novembre. Et plusieurs missions spatiales sont en préparation pour 2020.

Lancées en 1991, les Nuits des étoiles "sont d'abord un moment de partage", souligne Michel Viso, responsable de l'astrobiologie au Cnes, l'agence spatiale française.

Il animera une conférence sur la planète rouge dans le petit village de Mars (sud-est de la France) doté d'un bon télescope, où les Nuits des étoiles voient "les touristes étrangers, le boucher, le cafetier regarder ensemble vers le ciel".

www.astrac.ch/ svastro.ch/actualites/ www.afastronomie.fr/la-carte-des-manifestations-des-nuits-des-etoiles

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ATS