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La Société suisse des officiers (SSO) craint le succès d'un référendum contre l'achat des Gripen à cause du programme d'économies de 750 millions de francs annoncé par le Conseil fédéral. Les officiers sont prêts à riposter avec une initiative populaire.

Pour Denis Froidevaux, vice-président de la SSO, l'option du Parlement de fixer le cadre d'une armée à 100'000 hommes et à 5 milliards de budget était claire, dit-il dans une interview publiée par "24 heures" et la "Tribune de Genève". "Vouloir maintenant lier ces dépenses à un programme d'économies qui affecterait la formation, la recherche, la politique des transports n'est pas acceptable".

"Dans ces conditions, le budget de l'armée n'a aucune chance face à un référendum", avertit le brigadier. "On ne déshabille pas Pierre pour habiller Jean! C'est une forme de manoeuvre particulièrement malhonnête".

Texte quasiment prêt

Dans ce contexte, l'initiative populaire "Pour une armée crédible", que la SSO prépare depuis l'été 2011 déjà, apparaît d'autant plus d'actualité. Le texte est quasiment prêt, précise M. Froidevaux. "Nous envisageons de demander au peuple quelle politique de sécurité il veut, quelle mission il entend donner à l'armée et avec quels moyens".

Quant à savoir si le peuple suivra la SSO, son vice-président avoue n'avoir pas de boule de cristal, mais il s'en réfère aux sondages qui montrent que le peuple est attaché à son armée. Et de souligner que "la sécurité est un besoin fondamental d'un Etat qui se veut libre, indépendant, et constitue une tâche essentielle de l'Etat".

Ueli Maurer confiant

Le ministre de la défense Ueli Maurer ne partage les craintes de la SSO quant à l'issue d'un éventuel référendum contre l'achat des 22 avions de combat. Le week-end passé, dans la presse, il s'est dit convaincu que l'achat du Gripen aboutira même en cas de référendum contre le programme d'économies de 750 millions décidé pour financer cette acquisition.

ATS