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Les organisations de personnes handicapées font front commun contre la prochaine révision de l'assurance invalidité (AI). Les nouvelles économies sur les rentes proposées par la réforme "6b", en cours de discussion au parlement, sont "inacceptables", selon elles.

"Nous sommes prêts à lancer un référendum" si ce projet est accepté sous sa forme actuelle, a affirmé à Berne devant les médias Daniel Pulver. Ce dernier préside l'association "Non au démantèlement de l'AI" ainsi que la Fédération suisse des aveugles.

Personnes les plus lourdement handicapées

Le deuxième volet de la 6e révision toucherait avant tout les personnes les plus lourdement handicapées et les enfants, a-t-il poursuivi. Actuellement déjà, les rentes AI ne couvrent pas les besoins vitaux de près de 40% de ses bénéficiaires, a-t-il précisé.

Une personne invalide à 72% reçoit aujourd'hui une rente mensuelle de 1800 francs, a ajouté Florence Nater, de la Coordination romande des associations d'action pour la santé psychique. Avec le nouveau système, elle ne recevrait plus que 1296 francs par mois.

Quant aux enfants de parents handicapés, ils perdraient un quart de leur rente. Avec ce projet, "plus de 60'000 familles verront leur revenu diminuer et leur situation se fragiliser", a-t-elle averti.

Réinsertion "illusoire"

La révision 6b prévoit donc de réduire la rente de personnes lourdement handicapées, censées compenser cette perte en travaillant à temps partiel. Si l'idée est "alléchante", selon Mme Nater, elle est "illusoire".

Depuis 2004, trois révisions de l'AI se sont succédées, dont la dernière est entrée en vigueur début 2012. Elle ont permis à l'assurance d'économiser près de 700 millions de francs par an en réduisant les prestations aux personnes handicapées, a aussi rappelé Florence Nater.

Avant d'envisager de nouvelles mesures "drastiques", il faut évaluer les effets des précédentes révisions, a plaidé M. Pulver.

ATS