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Les Palestiniens sont devenus lundi membres à part entière de l'Unesco, après un vote clair (107 voix pour, 14 contre et 52 abstentions) à Paris des Etats membres de cette organisation de l'ONU. Ils jouissaient jusqu'à présent d'un statut d'observateur auprès de l'agence des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture.

Les Etats-Unis, l'Allemagne et le Canada ont voté contre, tandis que l'Italie, le Royaume-Uni et la Suisse se sont abstenus. La quasi-totalité des pays arabes, africains et latino-américains se sont prononcés pour l'adhésion. La France, qui avait émis de sérieuses réserves sur la démarche palestinienne à l'Unesco, a finalement voté pour l'adhésion.

"Si la Suisse s'est abstenue lors de ce vote, c'est qu'elle considère que le débat n'a pas à être mené dans le cadre d'une organisation à vocation technique comme l'UNESCO", a expliqué Rodolphe Imhoof, délégué permanent de la Suisse auprès de l'Unesco à Paris, dans une déclaration écrite publiée lundi

Israël a immédiatement dénoncé "une manoeuvre palestinienne unilatérale qui ne changera rien sur le terrain mais éloigne davantage la possibilité d'un accord de paix".

22% du budget de l'agence

Les Etats-Unis ont suspendu leur contribution financière à l'Unesco, qui représente aujourd'hui 22% du budget de l'agence. Ce vote représente une nouvelle avancée vers la reconnaissance en tant qu'Etat que sollicite la Palestine, dont l'adhésion pleine et entière auprès des Nations unies est menacée par un veto probable des Etats-Unis.

Après l'avoir boycotté pendant 20 ans (1984-2003) pour protester contre sa mauvaise gestion et son idéologie tiers-mondiste, les Etats-Unis participent désormais activement aux programmes de l'agence, y voyant un moyen de diffuser certaines valeurs occidentales sans se mettre en première ligne.

ATS