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La validation de la réélection du président Ali Bongo Ondimba n'a pas suscité d'enthousiasme international (archives).

KEYSTONE/AP/FRANCOIS MORI

(sda-ats)

La situation au Gabon était toujours calme mais tendue dimanche. Les principaux "amis" du pays ont eux accueilli froidement la validation de la réélection du président Ali Bongo Ondimba.

Des violences meurtrières avaient éclaté le 31 août après la proclamation des premiers résultats en faveur d'Ali Bongo. Trois semaines plus tard, aucun grand pays n'a encore félicité publiquement le chef de l'Etat pour sa réélection validée vendredi soir par la Cour constitutionnelle.

La Cour a rejeté la requête de son rival Jean Ping, sans appel possible. Un "déni de justice", estime l'opposant, qui se proclame le "président élu" depuis le scrutin à un tour du 27 août. M. Ping, ex-diplomate, ministre des Affaires étrangères et patron de l'Union africaine, a lancé samedi un appel à la communauté internationale, sans dire précisément ce qu'il en attend.

Entre toutes, une réaction a agacé l'exécutif d'Ali Bongo: "La France constate que l'examen des recours n'a pas permis de lever tous les doutes", a publiquement regretté le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault.

Faiblesses techniques

La mission d'observation électorale (MOE) de l'Union européenne au Gabon a "regretté" dimanche que la Cour constitutionnelle "n'ait pas été en mesure de rectifier de manière satisfaisante les anomalies observées lors du recensement des votes" du scrutin présidentiel du 27 août.

La mission "note des faiblesses techniques importantes" dans le traitement du contentieux électoral et regrette "que la Cour soit contrainte de statuer sur des procès-verbaux fournis par la Commision électorale", dans un communiqué publié deux jours après la validation de la réélection de M. Bongo par la Cour.

La mission rappelle qu'elle a relevé "d'évidentes anomalies dans les résultats pour la province du Haut-Ogooué où le taux de participation a été annoncé à 99,93%".

Dans ce fief familial des Bongo, le président sortant avait obtenu 95% des voix, lui assurant la victoire sur l'opposant Jean Ping dans le reste du Gabon, selon les premiers résultats de la Commission électorale. Des résultats corrigés à la marge par la Cour saisie par M. Ping.

Pas de félicitations

Contrairement aux commentaires de la télévision d'Etat Télé Gabon, l'Union africaine (UA) n'a pas davantage félicité Ali Bongo, 57 ans, qui devrait être investi dans les dix jours pour un nouveau septennat. Le président en exercice de l'UA, le président tchadien Idriss Deby Itno, a "pris acte de la décision de la Cour constitutionnelle", tout comme le Maroc, grand ami du Gabon.

Quant au secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon et aux Etats-Unis, ils ne font que "prendre note", une nuance sémantique qui donne des espoirs à certains opposants.

Ces absences de félicitations vont de pair avec des injonctions au nom de la paix civile dans ce petit pays d'1,8 million d'habitants riche en pétrole, ressources forestières et minières.

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