Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Les partisans du projet de promotion des réseaux de soins assurent ratisser large. Le comité en faveur de la révision de la loi sur l'assurance maladie (LAMal) en votation le 17 juin est également composé de médecins et de personnalités de gauche. Il a présenté vendredi ses arguments à la presse.

Certains orateurs n'ont pas manqué d'égratigner au passage les milieux référendaires, PS et FMH en tête. En 2003, les partisans du "managed care" avec responsabilité budgétaire et d'une hausse de la quote-part de l'assuré de 10 à 20% se recrutaient surtout parmi les socialistes, a déclaré la conseillère nationale Ruth Humbel (PDC/AG).

Réponse optimale

Son collègue Thomas Weibel (PVL/ZH) s'en est pris à l'organisation faîtière des médecins. Il a accusé la FMH, qui plaidait jusqu'au dernier moment pour les réseaux de soins, de s'être fait dicter sa conduite par les médecins spécialistes.

Le comité, qui rassemble des politiciens de tous les partis, croit aux vertus des réseaux de soins intégrés, au sein desquels le patient est suivi du début à la fin du traitement. Il y voit la réponse optimale aux trois défis principaux qui attendent la Suisse: hausse du nombre de malades chroniques, amélioration de la sécurité des patients et maîtrise des coûts.

Avantages

Les assurés ne s'y sont d'ailleurs pas trompés puisqu'ils sont déjà 1,3 million à avoir rejoint de tels réseaux, de même que la moitié des médecins de famille et plus de 400 spécialistes.

D'après le socialiste fribourgeois Jean-François Steiert, également vice-président de la Fédération des patients, le projet en votation le 17 juin présente de grands avantages par rapport au statu quo. Il permettra de trier le bon grain de l'ivraie dans les différents modèles d'assurance, a-t-il affirmé en dénonçant notamment les listes de médecins.

La promotion des réseaux permettra aussi d'éviter que les médecins tirent davantage profit de la vente de médicaments que de la fourniture de soins, selon lui.

ATS