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Les salaires des patrons, des cadres et du personnel spécialisé en Suisse devraient progresser en moyenne de 1,6% l'an prochain. Un niveau toutefois inférieur aux 2,5% attendus en Europe occidentale et méridionale.

Les dirigeants d'entreprises devraient voir leur rémunération progresser de 1,7% en 2016, selon une étude publiée lundi par le cabinet de conseil allemand Kienbaum. Les employés qualifiés et les spécialistes gagneront 1,6% de plus, tandis que les cadres peuvent s'attendre à des hausses de 1,5%.

"Beaucoup de participants à l'étude justifient cette tendance par une évolution favorable des affaires de leur entreprise", relève son auteur Sebastian Pacher. "De nombreuses firmes tiennent aussi, avant tout, compte des performances individuelles de leurs collaborateurs". La moyenne s'établit à 1,6%.

En termes réels, soit corrigés des effets du renchérissement que la Commission européenne pronostique à -0,1%, les salaires augmenteront de 1,7%, relève l'institut.

La palme à la Norvège

Un niveau toutefois nettement inférieur à la moyenne de 2,5% attendue dans les pays d'Europe occidentale et du Sud. La palme revient à la Norvège "même en tenant compte de l'inflation", avec des hausses de 3,2%. Suivent les Pays-Bas et l'Allemagne avec 2,9% chacun. "Corrigée du renchérissement, cette dernière se retrouve dans la moyenne", précise Julia Zmitko, analyste auprès de Kienbaum.

Sur l'autre moitié du continent, la Russie et la Turquie enregistrent les plus fortes progressions, avec respectivement 6,3% et 5,7%. Mais la hausse des prix devrait être telle dans ces pays que les salaires réels baisseront. "Dans les autres pays de la zone, les rémunérations devraient évoluer au niveau de ceux d'Europe occidentale et méridionale, en tenant compte du renchérissement".

ATS