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Les colonnes de fumée de quatre foyers actifs étaient visibles depuis Naples.

KEYSTONE/EPA ANSA/CIRO FUSCO

(sda-ats)

Les pentes du Vésuve étaient toujours la proie des flammes mercredi, près de Naples, et quelque 70 pompiers s'employaient à dompter les différents foyers d'incendie. Une enquête a été ouverte pour déterminer une éventuelle origine volontaire du feu.

Les colonnes de fumée de quatre foyers actifs étaient visibles dans l'après-midi depuis Naples, située au pied du volcan, et les habitants pouvaient également sentir une forte odeur de brûlé, ont indiqué les médias italiens.

Le feu a déjà ravagé plusieurs dizaines d'hectares de bois et de végétation dans le parc naturel du Vésuve - qui englobe une quinzaine de communes autour du Vésuve - ainsi que de nombreuses cultures, frôlant des zones habitées, mais sans faire de victimes.

Outre les 70 pompiers présents sur les lieux, dont certains sont venus en renfort de Turin, trois avions bombardiers d'eau et une trentaine de véhicules étaient mobilisés.

Images satellites

La possibilité d'une origine volontaire du feu a été évoquée mercredi par le ministre italien de l'Environnement, Gian Luca Galletti, qui s'est rendu sur place, et une enquête a été ouverte par le parquet de Torre Annuziata, commune située tout près des ruines de Pompéi.

"Nous poursuivrons les pyromanes avec une détermination absolue: c'est un délit passible de 15 ans de prison et si quelqu'un a incendié le Vésuve, je veux le voir derrière les barreaux pour 15 ans", a déclaré Gian Luca Galletti.

"Je ne peux pas encore dire si l'incendie est volontaire ou non mais il me semble seulement étrange que trois d'entre eux partent de la même zone", a souligné le ministre de l'Environnement.

Les enquêteurs bénéficieront des images satellitaires ainsi que de celles de plusieurs drones pour déterminer si la main de l'homme se cache derrière ces incendies.

Enquêtes

Outre la Campanie, plusieurs régions italiennes étaient encore concernées par les incendies vendredi, et notamment celle de Cosenza, en Calabre, ou de Pescara dans les Abruzzes.

La Sicile, sous des températures allant jusqu'à 40 degrés et balayée par un vent chaud, était également toujours en proie aux flammes dans de nombreuses communes. Plusieurs enquêtes ont été ouvertes sur les causes des incendies ou sur le manque de prévention anti-incendies. "Ce qui arrive est le plus grand désastre des dernières années pour la biodiversité", a estimé en Sicile l'une des principales associations d'agriculteurs.

Au total, près de 900 interventions étaient en cours en Italie en milieu d'après-midi, les deux tiers concernant des feux de végétation, ont indiqué les pompiers dans un communiqué.

ATS