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En Suisse romande, il est habituel que les enfants ne reçoivent d'argent de poche qu'au moment de leur entrée à l’école secondaire (image symbolique).

KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

(sda-ats)

En Suisse, la plupart des enfants touchent leur premier argent de poche entre 6 et 10 ans. Les petits Romands, eux, en reçoivent plus tard car leurs parents semblent accorder moins d'importance à la gestion autonome des sous.

Le début de l'école primaire coïncide en Suisse avec l'introduction à l'éducation financière, affirment les auteurs d'un sondage mandaté par Credit Suisse et publié mercredi. A 6 ans en effet, la plupart des parents estiment que leur rejeton peut comprendre la fonction de l'argent comme moyen d'échange.

A 7 ans, l'enfant est jugé apte à effectuer de petits achats. Un an plus tard, il peut disposer librement de son pécule, puis à 10 ans, il est en mesure d'user à sa guise des deniers reçus en cadeau, selon la majorité des répondants. Dans l'apprentissage de la gestion des "finances", l'argent de poche joue donc un rôle central.

Les filles un peu plus

Les plus jeunes enfants - cinq à sept ans - reçoivent le plus souvent 4 francs par mois. Un enfant de 10 ans perçoit en moyenne 14 francs, contre 48 francs mensuels pour un adolescent de 14 ans. Si les filles reçoivent de l'argent de poche plus tard, entre 9 et 13 ans elles touchent environ 2 francs de plus par mois.

L'étude de Credit Suisse, la première réalisée dans le pays sur l'éducation financière et le rôle de l'argent de poche, se base sur une double enquête menée en ligne, dont une partie sur les sites du Blick, du Matin et de 20 Minuti/Ticinonline. Avec plus de 14'000 participants au total, elle analyse les réponses de 7200 parents d'enfants âgés entre 5 et 14 ans.

Si la gestion de l'argent est jugée essentielle par tous, c'est surtout une priorité outre Sarine, où les enfants sont confrontés plus tôt aux responsabilités pécuniaires. Chez 42% des parents alémaniques, c'est un objectif "très important" de l'éducation, le double que chez les Romands (20%).

Les Romands au secondaire

En Suisse romande, l'argent de poche est distribué à un âge plus tardif et reste un peu moins répandu. Il est habituel que les enfants n'en reçoivent qu'au moment de leur entrée à l’école secondaire. Au primaire, la majorité n’en touche pas, alors que la plupart des Alémaniques en bénéficient dès 8 ans.

Au secondaire, presque 30% des Romands n’en ont toujours pas, contre un peu plus de 10% outre Sarine. De manière générale, les enfants de Suisse latine sont initiés plus tardivement à la gestion autonome de leurs sous. En outre, l'argent de poche y est souvent assorti de conditions, comme bien se comporter ou rapporter de bonnes notes.

Les montants, eux, restent globalement identiques des deux côtés du "Röstigraben" pour les gamins jusqu’à 11 ans. Ensuite, l’écart se creuse, au profit des jeunes Alémaniques. Les Tessinois sont toutefois plus généreux que les francophones.

ATS