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Les pharmacies veulent devenir la porte d'entrée dans le système de soins (archives).

KEYSTONE/GAETAN BALLY

(sda-ats)

La faîtière des pharmaciens fête ses 175 ans, l'occasion d'évoquer les défis de demain. Face aux menaces qui pèsent sur l'activité commerciale, pharmaSuisse affiche sa claire ambition de renforcer les officines comme porte d'entrée dans le système de soins.

Ces dernières années, le Parlement fédéral a décidé d'attribuer plus de compétences aux pharmaciens. Dès le 1er janvier 2019, ils pourront notamment remettre certains médicaments soumis à ordonnance sous leur propre responsabilité. Le secteur veut devenir un partenaire à part entière dans la chaîne médicale.

De la mi-juin à fin août, pharmaSuisse mènera une campagne pour renforcer la visibilité des pharmacies. Intitulée "Consultez votre pharmacien", elle vise à encourager les patients à se rendre dans une officine avant d'aller chez le docteur ou à l'hôpital.

"L'idée n'est pas de remplacer le médecin, mais d'offrir un premier conseil en matière de soins de premier recours et de traiter des cas simples et fréquents", rassure Marcel Mesnil, secrétaire général de pharmaSuisse.

Pallier la pénurie de médecins

L'organisation a déjà lancé il y a quelques années le concept interprofessionnel des pharmacies netCare, qui permettent des téléconsultations avec un médecin afin de pouvoir délivrer sur le champ les médicaments aux patients. "Plus de quatre demandes de conseils sur cinq ont pu être prises en charge par les pharmacies", souligne Marcel Mesnil.

Le renforcement de ce type de prestation répond à la pénurie déjà avérée de médecins de famille dans certaines régions. Mais il est aussi clair que le secteur joue sa pérennité face aux menaces économiques qui se profilent, notamment la pression permanente sur les prix des médicaments.

Entre 2005 et 2017, la densité des pharmacies a reculé. On comptait à l'époque 2,24 officines pour 10'000 habitants; aujourd'hui, ce chiffre n'est plus que de 2,12. Les pharmacies appartenant à des chaînes ont augmenté leur part de 18% à 29% sur la même période, selon le Moniteur réalisé au début de cette année.

Adaptations nécessaires

"Bien réparties sur le territoire, ouvertes six jours sur sept, dotées des compétences pour le premier conseil, les pharmacies ont l'opportunité de se reconfigurer en fournisseurs de nouvelles prestations", fait valoir Marcel Mesnil. "Elles assument elles aussi une mission de service public".

Mais ce nouveau défi implique des adaptations pour les pharmaciens en termes d'acquisitions de nouvelles compétences, de modèles commerciaux pour la rémunération des nouvelles prestations ou d'aménagement de l'espace. La Suisse alémanique a déjà ouvert la voie avec des pharmacies où les zones de conseil ont remplacé le traditionnel comptoir.

Frein des médecins

Les bases légales sont en place pour assurer cette évolution, se réjouit le secrétaire général de pharmaSuisse. Ne manque plus que les ordonnances ad hoc pour la mise en oeuvre de la loi. Or, les discussions traînent, selon pharmaSuisse.

Le travail de consensus pour un partage de compétence lors de la remise des médicaments sous ordonnance s'annonce laborieux avec la faîtière des médecins. PharmaSuisse attend des clarifications dans l'année.

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ATS