Toute l'actu en bref

La compagnie allemande en souffrance Airberlin, depuis 2009 propriétaire de Belair, n'a encore rien décidé quant à l'avenir de sa filiale suisse (archives).

KEYSTONE/AP/MICHAEL SOHN

(sda-ats)

Les appareils de la compagnie Belair, filiale helvétique du transporteur allemand en difficulté Airberlin, sont restés mercredi matin cloués au sol. Ses employés craignent pour leurs emplois et l'avenir de l'entreprise.

"Les pilotes qui ont perdu confiance peuvent représenter un danger pour la sécurité", a déclaré mercredi à l'ats Thomas Steffen, porte-parole de l'association Aeropers, qui soutient les collaborateurs concernés. Il confirmait des informations relayées par plusieurs médias alémaniques.

Afin de réduire ses coûts, la compagnie en souffrance Airberlin, propriétaire de Belair depuis 2009, veut en effet transférer ses vols charters aujourd'hui assurés par la société Belair - dont les appareils portent le logo d'Airberlin - à l'autrichienne Niki. Une opération qui menacerait 285 salariés.

La seule entité rentable

Selon la presse alémanique, les pilotes auraient été informés de la proche dissolution de la filiale helvétique, basée à Zurich. Ce que le patron de Belair, Lucas Ochsner, n'a pas confirmé la veille lors d'une séance avec le personnel. Interrogée par l'ats, la maison-mère Airberlin a fait savoir que rien n'a été décidé quant à l'avenir de Belair.

Belair, fondée par Hotelplan après la déconfiture de Swissair, constitue la seule entité rentable d'Airberlin, selon Thomas Steffen. Les salariés espèrent un rachat par Eurowings, filiale à bas coûts du géant Lufhansa. Mais celle-ci juge pour l'heure une telle reprise "problématique", en raison des dettes et des coûts élévés d'exploitation d'Airberlin, a rapporté mardi Reuters.

ATS

 Toute l'actu en bref