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Au lendemain de la victoire de François Hollande à la présidentielle française, les marchés ont clôturé en nette hausse lundi. Le retour de la thématique de la relance économique a fait passer au second plan la poussée des partis extrémistes en Grèce.

Après avoir ouvert en nette baisse, les places financières européennes ont effacé totalement leurs pertes au cours de la journée. Paris a clôturé sur un gain de 1,65%, Milan de 2,56%, Madrid de 2,72%. Francfort a grignoté 0,12%. La place de Londres était fermée pour la journée.

La Bourse d'Athènes s'est cependant démarquée en chutant de 6,6% à la clôture, en raison de la situation politique confuse dans le pays. A Zurich, le SMI a terminé en baisse de 0,27%, marqué principalement par la chute du bon de jouissance de Roche. La Bourse de New York a elle fini sans direction. Le Dow Jones des 30 industrielles a cédé 28,23 points (0,22%) à 13'010,04 et le Nasdaq Composite a pour sa part avancé de 1,71 point (0,06%) à 2958,05.

La monnaie unique européenne est nettement remontée après avoir reculé à un plus bas en trois mois dans la nuit de dimanche à lundi, s'échangeant en début de soirée à 1,3048 dollar. Elle valait 1,3082 dollar vendredi soir. La devise helvétique est restée stable face à l'euro, à 1,2011 franc. Elle a néanmoins baissé face au billet vert à 0,9206 franc pour un dollar.

Regards sur la Grèce

Pour Alain Gaudry, analyste à la Deutsche Bank, "les inquiétudes pour l'Europe sont toujours là, mais elles se portent sur la Grèce et non pas sur l'arrivée des socialistes au pouvoir" en France, largement anticipée.

Et l'agence d'évaluation financière Standard & Poor's, qui avait retiré en janvier à la France sa note maximale "AAA", a estimé que l'élection de M. Hollande n'avait pas "d'impact immédiat" sur la note du pays ou sa perspective d'évolution.

Longtemps réticente, l'Allemagne a tendu la main dès dimanche soir au socialiste: la chancelière Angela Merkel l'a invité et son ministre des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, a promis de travailler à un pacte de croissance, l'une des principales revendications de M. Hollande pendant sa campagne électorale.

ATS