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Sonja Wipf, du Groupe de recherche Ecosystèmes montagnards au SLF et co-auteure de l’étude, lors de relevés de plantes sur le Piz Murter, dans le Parc national suisse (GR).

WSL/Parc national suisse/Hans Lozza

(sda-ats)

Il y a une relation directe entre le réchauffement climatique et le nombre croissant d’espèces de plantes poussant sur les sommets européens. C'est ce que démontre une étude internationale avec participation suisse publiée dans la revue Nature.

De nos jours, il pousse sur les sommets bien plus d’espèces de plantes qu’il y a une centaine d’années. De nombreuses études ont déjà apporté des indices d'un lien avec le réchauffement climatique. Mais une relation directe n'avait pas encore pu être démontrée sur de vastes étendues.

C'est désormais chose faite. Des chercheurs de onze pays réunis autour de Manuel Steinbauer, de l’Université d’Erlangen (D), et de Sonja Wipf, de l'Institut pour l’étude de la neige et des avalanches (SLF) à Davos (GR), ont examiné la végétation sur des sommets dans toute l’Europe.

Au total, ils ont effectué des relevés d’espèces sur 302 sommets des Alpes, des Pyrénées, des Carpates ainsi que des montagnes écossaises et scandinaves. Les scientifiques ont comparé leurs chiffres avec des relevés de végétation plus anciens sur les mêmes sommets, créant une base de données unique qui s’étend sur une période de 145 ans.

Une réaction accélérée

Le résultat montre que le nombre des espèces sur les sommets européens a en général augmenté. De plus, cette évolution a été de plus en plus rapide au cours des dernières décennies.

La raison en est le réchauffement climatique, dont l’accélération a été permanente. Plus le réchauffement était important entre deux relevés de végétation sur un sommet, plus le nombre des espèces avait augmenté.

"C’est la première fois que l’on peut démontrer une telle réaction accélérée au réchauffement climatique pour des écosystèmes alpins", déclare Sonja Wipf, citée mercredi dans un communiqué du SLF. Jusqu’ici, on n’avait observé une telle accélération des processus que sur des systèmes non vivants, par exemple les glaciers.

Autres plantes évincées

La montée des températures a permis à toujours plus d’espèces aimant la chaleur de progresser vers des régions plus élevées, dans lesquelles elles ne pouvaient pas survivre auparavant.

Ces espèces sont en général de plus grande taille, et peuvent donc mieux affronter la concurrence que les occupants traditionnels des sommets. Ces derniers courent donc le risque d’être évincés à terme, selon les chercheurs.

La façon dont la composition des espèces sur les sommets évoluera à longue échéance ne se révélera cependant qu’au cours des prochaines décennies, conclut le SLF.

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ATS