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Un ruban noir pend dans un kiosque sur la célèbre avenue touristique Las Ramblas, un jour après l'attaque qui a coûté la vie à 13 personnes.

KEYSTONE/EPA EFE/QUIQUE GARCIA

(sda-ats)

Les policiers espagnols tentaient vendredi de remonter la piste d'auteurs d'attentats qui ont ensanglanté Barcelone et la Catalogne. Ceux-ci ont fait 13 morts et plus de cent blessés en fonçant dans la foule avec leurs véhicules.

Avant le lever du soleil, cinq "terroristes présumés" ont été abattus par les forces sécurité dans la station balnéaire de Cambrils, à 120 km au sud de Barcelone. Trois autres ont été arrêtés dans deux autres localités de Catalogne, une région autonome qui dispose de sa propre police, selon les autorités. Au moins un homme est toujours en fuite.

L'hypothèse des enquêteurs est que ces huit personnes sont liées à l'attaque de jeudi après-midi à Barcelone, revendiquée par le groupe djihadiste Etat islamique. L'EI a déjà revendiqué des attentats similaires à Nice, Londres et Berlin.

Fauchés sur les Ramblas

Une camionnette blanche a descendu à toute allure l'allée centrale des Ramblas, une longue avenue bondée de touristes, fauchant les passants par dizaines et percutant un kiosque à journaux. Le conducteur est descendu du véhicule et s'est enfui en courant, sans dire un mot. Le président de Catalogne Carles Puigdemont attendait vendredi des "résultats dans les prochaines heures".

Le bilan est lourd: treize morts et plus d'une centaine de blessés, dont 26 français. Il pourrait encore s'aggraver, a prévenu le responsable de l'Intérieur de Catalogne, Joaquim Forn.

Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) n'a à ce stade pas d'indications concernant des victimes suisses dans ces attentats.

Fausses ceintures

Les autorités étaient toujours en train de recenser les victimes, d'au moins 24 nationalités différentes, selon la protection civile, quand l'alerte a été donnée à Cambrils peu après minuit. Une Audi A3 fonçait sur la promenade de bord de mer, renversant les passants.

Elle a percuté une voiture des Mossos d'Esquadra, la police catalane, et une fusillade a éclaté, selon le gouvernement régional. Quand l'opération a pris fin, "cinq terroristes présumés" étaient morts, un policier et six civils blessés, dont un dans un état critique.

Des ceintures d'explosifs que portaient les "terroristes présumés" abattus à Camrils étaient fausses, a annoncé le chef du département de l'Intérieur Joaquim Forn, à la radio Onda Cero.

Deux arrestations

Les Mossos d'Esquadra ont annoncé dans la nuit avoir arrêté un troisième homme, à Ripoll, à une centaine de kilomètres au nord de Barcelone, où un Marocain, Driss Oukabir, avait déjà été appréhendé.

Un autre suspect, né à Melilla, une enclave espagnole au Maroc, a été arrêté à 200 kilomètres au sud de Barcelone, après l'explosion mercredi soir d'une maison dont la police croit que les occupants préparaient un engin explosif.

Réactions d'indignation

"Ils ne nous terroriseront pas. Toute l'Espagne est à Barcelone. Les Ramblas appartiendront de nouveau à tout le monde", a déclaré le roi Felipe VI dans un message du Palais royal. Le souverain devait participer à 12h00 à Barcelone à une minute de silence en solidarité avec les victimes de l'attentat.

Le chef du gouvernement Mariano Rajoy s'était rendu dans la capitale catalane, où le gouvernement régional séparatiste prétend faire sécession de l'Espagne.

La présidente de la Confédération Doris Leuthard a condamné l'attaque "de la manière la plus forte" jeudi soir sur Twitter, se disant en pensées avec les victimes et leurs proches. Le chef de la diplomatie suisse Didier Burkhalter a lui présenté ses condoléances à la population et au gouvernement espagnol.

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ATS