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Confrontés à une violence croissante, les policiers suisses se mobilisent. Ils ont lancé jeudi une campagne afin d'obtenir un durcissement des sanctions. Les agressions ont en effet augmenté de 160% en dix ans, passant de 776 cas en 2000 à plus de 2000 depuis 2008.

Avec la campagne "Stop à la violence contre les policiers", "nous voulons faire prendre conscience que la violence dirigée contre l'uniforme touche toujours une personne", a déclaré Jean-Marc Widmer, vice-président de la la Fédération suisse des fonctionnaires de police (FSFP) lors d'une conférence de presse à Berne.

Cette campagne s'avère nécessaire au vu de l'augmentation des agressions contre les fonctionnaires de police. La semaine dernière encore, un agent a eu les deux jambes brisées lors d'un contrôle routier à Trélex (VD), a rappelé M. Widmer.

Alors qu'en 2000, on relevait pour l'ensemble de la Suisse 774 cas de violences contre les fonctionnaires, ce nombre s'est élevé à 2258 en 2010. Dans 90% des cas, il s'agissait de policiers. Les jugements pénaux pour ce type d'infraction a passé d'environ 600 à plus de 1400 durant la même période.

Durcir les sanctions

"Nous reconnaissons que les milieux politiques ont empoigné le sujet, mais cela ne suffit pas; nous voulons désormais des faits", a plaidé Jean-Marc Widmer. "La FSFP se refuse à considérer que la violence est un risque inhérent au métier de policier", a-t-il martelé.

Les policiers demandent dans leur pétition lancée en 2009 déjà la réintroduction dans le Code pénal des courtes peines privatives de liberté et inconditionnelles, l'augmentation de l'amende minimale en cas de violence contre les autorités et le doublement des peines en cas de récidive, sur le modèle de la législation française.

Karin Keller-Sutter, présidente de la Conférence des directeurs des départements cantonaux de justice et police (CCDJP) a répété quant à elle sa solidarité avec les policiers. La Conférence a dans ce sens soutenu la modification du droit des peines et l'harmonisation des peines.

ATS