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Staffan de Mistura n'a pas obtenu d'avancée concrète dans les discussions de ces derniers jours à Genève, mais il est plutôt satisfait des pourparlers.

KEYSTONE/POOL KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

(sda-ats)

Neuf jours de discussions sur la Syrie à Genève, marquées par des accusations entre les parties, n'auront pas permis d'avancée tangible. Moins pessimiste, l'émissaire de l'ONU exhorte à la patience, indispensable avant "la véritable négociation de paix".

"Les défis sont sérieux", a admis vendredi soir devant la presse Staffan de Mistura. Mais l'émissaire a salué l'engagement du gouvernement syrien et des différentes entités de l'opposition présentes à Genève qui se sont exprimées sur toutes les questions "en parallèle".

"Nous avons surtout parlé de contenu", s'est félicité l'Italo-Suédois. Aussi bien sur la gouvernance que sur une nouvelle Constitution, des élections contrôlées par l'ONU et la lutte contre le terrorisme.

Plusieurs documents ont circulé entre lui et les délégations, sans être dévoilés. L'un d'entre eux mentionne les points de convergence sur la souveraineté nationale, l'intégrité territoriale ou le respect des différentes communautés.

M. de Mistura ne serait pas "surpris" si plusieurs autres séries de discussions étaient indispensables avant de considérer que la "véritable négociation de paix démarre". Celle qui s'est achevée vendredi constitue "une avancée, une préparation vers des avancées".

Accusations mutuelles

Des améliorations "relatives", selon le principal groupe d'opposition du Haut Comité pour les négociations (HCN). La délégation gouvernementale considère qu'aucune étape concrète n'a été franchie, mais que le fait de discuter des "quatre paniers" de la négociation est "positive".

Pour autant, ces deux parties s'accusent mutuellement de ne pas constituer un "partenaire" dans le processus et d'être responsable du terrorisme avec leurs alliés ou de le soutenir. Le HCN est un "traître", a même asséné le chef de la délégation du gouvernement Bachar al-Jaafari.

Le régime s'accroche à la lutte contre le terrorisme dans des termes "vides" et "refuse de discuter de la transition politique", rétorque le président de la principale délégation des opposants, Nasser al-Harari. Il faut d'abord un accord sur les "grandes lignes" avant de prévoir un comité d'experts pour une Constitution, avertit Bachar al-Jaafari.

Et de ce point de vue, la division reste entière. Le HCN demande toujours un gouvernement de transition sans "le criminel de guerre Bachar al-Assad", approche rejetée par le régime et fragilisée par les dernières déclarations américaines.

Spéculation sur de Mistura

Les Etats-Unis ont indiqué jeudi que le retrait du président syrien ne constituait plus la priorité du gouvernement américain. Une affirmation que le régime a tenu à minimiser. "L'avenir des Syriens sera établi uniquement par les Syriens. Pas par les Américains", a fait remarquer Bachar al-Jaafari.

Autre élément autour des pourparlers, le maintien ou non de M. de Mistura comme émissaire fait à nouveau l'objet de nombreuses spéculations. Le scénario de l'arrivée de la Néerlandaise Sigrid Kaag, qui avait dirigé la mission de destruction des armes chimiques en Syrie, fait partie des supputations.

En poste depuis plus deux ans et demi, l'Italo-Suédois a tenu à préciser qu'un éventuel départ serait annoncé clairement. Agé de 70 ans, il admet seulement qu'il continue à consulter sa famille sur ce sujet.

Emissaire soutenu par le HCN

Vendredi, il a pu compter sur le HCN qui a dit "hautement apprécier" ses efforts. Un nouvel émissaire devrait se plonger dans les détails du conflit syrien "pendant six mois" avant une reprise du processus politique, met en garde M. al-Hariri.

Sur le terrain, le groupe Etat islamique (EI) a revendiqué le double attentat perpétré mi-mars contre un tribunal et un restaurant de Damas, qui avait coûté la vie à une trentaine de personnes. De son côté, le secrétaire général de la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) a terminé sa troisième visite en Syrie.

Elhadj As Sy s'est rendu dans les régions de Homs et de Damas. Dans la capitale, la FICR, le Croissant-Rouge syrien (SARC) et leurs partenaires souhaitent aider plus de 35'000 familles cette année.

Environ 13,5 millions de personnes ont besoin d'assistance humanitaire en raison du conflit syrien. En six ans, environ 70 membres du Croissant-Rouge sont décédés en Syrie. Les violences ont fait au total plus de 320'000 victimes.

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ATS