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Le PS dénonce la pression sur la concurrence dans l'offre médicale hospitalière (archives).

KEYSTONE/FR170882 AP/MOLLY RILEY

(sda-ats)

L'Etat devrait plus s'investir dans la gestion de l'offre médicale, notamment hospitalière. Peu avant l'annonce des primes maladies 2017, le PS a présenté jeudi ses recettes. Les coûts pour les ménages doivent être limités et les dérives concurrentielles stoppées.

Des initiatives vont être lancées au niveau cantonal pour que les primes ne coûtent pas aux ménages plus de 10% de leur revenu. On est loin des 8% promis dans les années 1990, avec plus de 20% pour certains ménages, a noté le conseiller national fribourgeois Jean-François Steiert devant la presse.

Sus à la libéralisation

L'autre cible des socialistes est la libéralisation de l'offre. Le ministre vaudois de la santé Pierre-Yves Maillard verrait d'un bon oeil le lancement d'une initiative populaire pour contrer les velléités du Parlement.

Le conseiller d'Etat a dénoncé l'expérience catastrophique de la levée pendant 18 mois du gel de l'ouverture de nouveaux cabinets médicaux et les retombées du libre-choix de l'hôpital par le patient. Cela a amplifié la hausse des coûts depuis 2012.

Résultat: une facture cumulée jusqu'en 2015 de 2,3 milliards pour les assurés (1 milliard) et les cantons (1,3 milliard) qui aurait plus que suffi à assurer la gratuité des primes pour enfants durant cette période.

Concurrence néfaste

Le PS dénonce la pression de la concurrence, liée entre autres aux forfaits par cas. Les hôpitaux s'assurent l'accès à une clientèle lucrative grâce à des cabinets de groupe et des offres de luxe. Ils contribuent ainsi à la hausse des prestations ambulatoires.

Et ce sont les assurés qui, via leurs primes, paient au final les dividendes distribués aux investisseurs et les bonus accordés aux médecins. Les bénéfices retirés de l'exploitation des hôpitaux et des cabinets devraient au contraire être reversés aux assurés et à l'Etat, sauf s'ils sont réinvestis à bon escient.

Les socialistes vont combattre toute privatisation ou transformation en sociétés anonymes d'hôpitaux publics. Ils vont exiger des critères plus sévères d'admission des hôpitaux sur les listes cantonales: part minimale de patients relevant de l'assurance de base, amélioration des conditions de travail du personnel et publication annuelle d'un rapport sur la qualité des prestations.

Enveloppes budgétaires

Les cantons sont appelés à prendre leurs responsabilités. Ils peuvent fixer, comme le font Vaud et Genève, des enveloppes budgétaires. Une fois le plafond dépassé, l'hôpital continue certes à recevoir de l'argent, mais le tarif est moindre. Selon Pierre-Yves Maillard, cette solution pourrait aussi être appliquée par prestataire dans le domaine ambulatoire.

Autre stratégie mise en avant par le PS: un meilleur pilotage de l'offre via des modèles innovants, comme les réseaux régionaux de médecins ou les centres régionaux avec offre ambulatoire. L'Etat est appelé à davantage intervenir. Les hôpitaux devraient assurer une offre de base, aussi dans les régions rurales. Les assureurs ne devraient pas pouvoir gérer des cabinets collectifs dans le secteur ambulatoire.

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