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Les paysans protestent depuis longtemps contre les prix du lait trop bas (archives).

KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT

(sda-ats)

La branche du lait suisse veut davantage d'aides de la Confédération, sous forme d'une augmentation des subventions et des aides à l'exportation. Les producteurs ont tiré la sonnette d'alarme lors d'un sommet: les prix actuels sont trop bas.

Les dirigeants de la filière du lait se réunissaient vendredi à Berne en présence de politiques et de l'administration pour débattre de la "situation difficile" du lait suisse et proposer des solutions. Ils ont rédigé un manifeste contenant une série de mesures. C'est toute la politique du lait qui doit être revue, selon eux. Les conditions-cadre de la politique agricole actuelle ne suffisent plus.

Des mesures à court-terme doivent être prises par les instances politiques. Premièrement, les subventions de la Confédération au titre de contribution au bien-être des animaux doivent être immédiatement augmentées. Ceci afin d'améliorer directement les revenus des producteurs de lait.

Des mesures extraordinaires de promotion des ventes de lait suisse, comme elles ont déjà eu lieu en 2015, sont nécessaires et seront reconduites en 2016. La Confédération doit donc fournir des moyens financiers supplémentaires.

Les politiques doivent aussi trouver une solution afin de remplacer les subventions à l'exportation dans les pays les plus pauvres, inscrites jusqu'il y a peu dans la loi dite chocolatière. L'OMC a interdit en décembre cette subvention. Le Conseil fédéral a biffé en conséquence cette contribution depuis avril.

Chute des prix

Pour la première fois depuis quinze mois, IP Lait a baissé en février le prix indicatif du lait suisse de la catégorie A (destiné au marché indigène). Depuis le 1er avril, le kilo coûte 65 centimes au lieu de 68. En octobre dernier, les paysans avaient manifesté à Berne pour le maintien du prix à 68 centimes, bien que cela ne couvre même pas les coûts de production.

La surproduction laitière en Suisse et à l'étranger est notamment en cause. Parallèlement, les prix sur le marché mondial ont baissé, notamment pour le beurre et le lait en poudre. La force du franc n'améliore pas la situation.

ATS