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Selon AGIR, le poids des porcs est en augmentation (photo symbolique).

Keystone/WALTER BIERI

(sda-ats)

L'année 2015 a été désastreuse pour les producteurs de porc, malgré un été à grillades. Un renchérissement de la viande à l'abattage devrait les soulager quelque peu en 2016. Mais pour ne pas risquer d'enrayer cette hausse, ils devront veiller au poids de leurs bêtes.

Le nombre de porcs est actuellement inférieur d'environ 3% par rapport à 2015, mais les animaux sont toujours plus gros. Or un kilogramme de plus par bête équivaut à une production supplémentaire de 520 porcs de boucherie par semaine, avertit l'agence d'information agricole romande AGIR.

"Notre marge de manoeuvre quant au poids des porcs n'est toutefois pas très grande", indique Adrian Schütz, directeur adjoint de la Fédération suisse des éleveurs et producteurs de porcs (Suisseporcs), contacté par l'ats. Les abattoirs ont décidé en début d'année d'augmenter le poids minimal des bêtes de 74 à 78 kilos.

Au final, ce sont les clients qui décident des conditions, rappelle M. Schütz, qui déplore un manque de communication dans la filière. "Les grandes maisons dictent le poids sans contact avec les producteurs, qui n'ont souvent pas le temps de s'adapter pour l'année qui suit."

Prix pas idéal

Début 2016, pour combattre les prix trop bas, les producteurs de porcs avaient prévu de réduire légèrement la production. En 2015, la production indigène de viande de porc couvrait 97% de la consommation dans le pays, contre 95% actuellement. Mais pour M. Schütz, c'est encore trop: "L'idéal se situerait entre 90 et 94%".

Selon le directeur adjoint de Suisseporcs, pour que l'engraissement de porcs gras redevienne une branche de production saine, il faudrait que le prix payé aux producteurs se situe tout au long de l'année à au moins 4,20 francs par kilo de poids mort. En 2015, il n'atteignait que 3,45 francs par kilo et à fin juin de cette année, 3,80 francs.

Caprices météo

D'autres éléments continuent de donner du fil à retordre aux producteurs de porcs: les prix élevés des vermifuges et des vaccins, notamment. Quant au climat de l'été 2016 et aux chances de voir les grillades se multiplier, "mieux vaut ne pas trop y penser, car nous ne pouvons rien faire contre la météo", note Adrian Schütz.

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ATS