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Réunie mercredi en assemblée des délégués, la Fédération des producteurs suisses de lait (FPSL) a réaffirmé sa volonté de faire des propositions constructives pour relancer l'Interprofession du lait (IP Lait). Elle avait claqué la porte récemment en raison de désaccords.

Alors que l'IP Lait devait assurer le bon fonctionnement du marché libéralisé, les producteurs l'ont quittée, estimant que leurs revendications sont bafouées. Mais "la FPSL est prête à apporter des solutions fondées pour que l'IP Lait puisse fonctionner", a-t-elle indiqué à l'issue de son assemblée.

Mais pour qu'une réaffiliation puisse être envisagée, il faut d'abord que les problèmes qui ont motivé sa démission soient éliminés, a estimé la majorité des délégués. Divers avis se sont exprimés: certains ont demandé que la FPSL réintègre immédiatement l'IP Lait, alors que d'autres préfèrent renoncer à en faire partie pour bénéficier d'une plus grande liberté d'action.

Erosion du prix "injustifiée"

Le problème principal est l'érosion du prix du lait, a rappelé Peter Gfeller, président de la FPSL. Il a critiqué la dernière baisse du prix décidée par l'IP Lait, qu'il a qualifiée d'"injustifiée, incompréhensible et irresponsable". Pour les producteurs, le revenu du travail est très insuffisant. En quittant l'IP Lait, ils ont voulu tirer la sonnette d'alarme.

Dans ce contexte tendu, l'IP Lait, réunie pour sa part lundi en assemblée, avait décidé de tout mettre en oeuvre pour ramener dans son giron la FPSL et certaines organisations de producteurs romands, démissionnaires, sans lesquelles elle n'a pas de raison d'être. Elle s'est donnée cinq mois de sursis, espérant trouver une solution d'ici sa prochaine assemblée générale fin avril.

L'IP Lait reproche aux organisations de producteurs de ne pas respecter les décisions qu'ils ont pourtant soutenues à l'unanimité ou presque. Pour prouver sa bonne volonté, la FPSL a mis sur pied un groupe de travail chargé de faire des propositions constructives d'ici fin janvier.

ATS