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Les producteurs suisses de sapins de Noël tirent la langue. Le franc fort les oblige à faire de grands efforts pour pouvoir concurrencer les arbres venus de l'Union européenne, très bon marché en raison de la faiblesse de l'euro.

Dans le commerce, les sapins de Noël indigènes coûtent 10 à 20% de plus que les arbres importés, indique Philippe Gut de la communauté d'intérêt "Sapin de Noël suisse". "C'est au consommateur de décider." Sur le million de ces conifères vendus chaque fin d'année en Suisse, entre 40 et 45% ont poussé sur sol helvétique, le reste venant surtout du Danemark et d'Allemagne.

Vente directe privilégiée

Les cultivateurs suisses misent sur la proximité pour écouler leur production. Entre 40 et 50% de leurs arbres trouvent preneur par le biais de vente directe à la ferme ou en forêt. Les grandes surfaces proposent également des arbres indigènes à hauteur de 20-30% de leur assortiment.

Philipp Gut souligne que les sapins suisses présentent de nombreux avantages du point de vue écologique. D'une part, leur transport est plus court, d'autre part ils ont besoin de moins d'insecticides et de pesticides puisqu'ils proviennent la plupart du temps de petites exploitations, contrairement à leurs cousins étrangers produits dans de grandes plantations.

Fraîcheur

Les arbres helvétiques ont également l'avantage de la fraîcheur puisqu'ils ne sont jamais coupés avant décembre, contrairement aux sapins importés, parfois coupés en novembre, ajoute M. Gut.

La Suisse compte quelque 400 producteurs de sapins de Noël, en majorité des agriculteurs, ainsi que des forestiers. Une dizaine d'entre eux seulement font de cette culture leur activité exclusive. Deux tiers des arbres de Noël suisses grandissent dans les champs et un tiers en forêt.

ATS