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En 2016, la croissance de l'industrie biotech globale a connu un nouveau coup de frein, mais pas en Suisse (photo symbolique).

KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

(sda-ats)

Le secteur mondial des biotechnologies a vu ses bénéfices nets diminuer de plus de moitié en 2016. La progression des chiffres d'affaires a également ralenti pour totaliser 139,4 milliards de dollars (135,7 milliards de francs).

Pour la deuxième année d'affilée, la croissance de l'industrie biotech accuse un coup de frein et s'inscrit à seulement 7%, indique le cabinet d'audit et de conseil EY dans son rapport annuel publié mardi. En Suisse par contre, la branche s'avère plus solide que jamais.

Le bénéfice net au niveau mondial a chuté de 52% sur un an à 7,9 milliards de dollars. Aux Etats-Unis et en Europe, l'industrie doit régler des problèmes de productivité des activités de recherche et développement (R&D), expliquent les auteurs du rapport.

Les dépenses en R&D ont bondi de 12% d'une année à l'autre pour atteindre le record de 45,7 milliards de dollars. Or cet effort financier doit aller de pair avec des gains d'efficience afin d'accroître le retour sur investissement tout en rendant les médicaments plus abordables.

La pression des organismes payeurs pèse aussi sur les revenus, et notamment leurs offensives de maîtrise des coûts. Malgré tout, la branche a "extrêmement bien résisté aux incertitudes politiques et réglementaires" l'an dernier, affirme EY. Mais la pression sur les prix devrait s'accentuer à l'avenir.

Concurrents chinois

Le financement a dégringolé de 27% à 51,1 milliards de dollars, la première baisse depuis quatre ans. La capitalisation boursière du secteur a elle reculé de 17% pour repasser sous la barre des mille milliards, à 863 milliards.

Les montants levés par les biotechs avec un chiffre d'affaires inférieur à 500 millions de dollars (capital "d'innovation") ont diminué de 37% à 26,3 milliards. Avec l'accès traditionnel au capital devenu plus difficile l'an dernier, les firmes se tournent vers l'Asie, et en particulier vers la Chine, comme bailleurs de fonds.

Dès 2018, la croissance du secteur s'opérera de plus en plus à l'échelle mondiale, prévoient les experts d'EY. Dans l'empire du Milieu, le contexte financier soutient l'émergence rapide d'une nouvelle génération de biotechs chinoises. Ces rivales s'ajoutent à la compétition des technologies numériques ou pionnières ou encore à celle des biosimilaires.

Les fusions et acquisitions dans le secteur biopharmaceutique devraient reprendre de plus belle. En 2016, les 79 transactions réalisées ont totalisé 94,4 milliards de dollars. Si l'activité a reculé par rapport au record de 2015, elle signe son deuxième meilleur exercice tant en termes de valeur que de volume.

La Suisse à contre-courant

A contre-courant, l'industrie helvétique des biotechnologies a elle poursuivi sa vive croissance l'an dernier. Pour rappel, les 281 entreprises de la branche ont dégagé un chiffre d'affaires cumulé de 5,73 milliards de francs, 11,7% de plus qu'en 2015, selon les chiffres du Swiss Biotech Report publiés en mai.

Du côté de la collecte de fonds, les biotechs suisses se sont classées en deuxième position, derrière les britanniques. La société vaudoise ADC Therapeutics notamment a levé plus que toute autre entreprise européenne en capital-risque. L'entrée au Nasdaq de la lausannoise AC Immune en septembre 2016 a été la plus importante introduction européenne de l'année.

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ATS